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L'industrie des TIC se développe en Egypte

Le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) est en pleine expansion en Egypte. Plusieurs multinationales d'externalisation des services ont choisi le pays pour implanter leurs centres d’appels et de BPO (Business Process Outsourcing).


Un centre d'appel Vodafone International au Caire. (Photo Nina Hubinet)
Un centre d'appel Vodafone International au Caire. (Photo Nina Hubinet)

EGYPTE. Au cours de l’année 2009, le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) a enregistré une hausse de 15% en Egypte. Entre 2003 et 2007, les revenus du secteur sont passés de 2,5 M€ à 4,5 M€, soit un bond de 55%.



Tout en restant loin derrière les pays leaders, comme la Chine et l’Inde, l’Egypte constitue aujourd’hui une destination alternative pour l’externalisation des services.


En terme d’emplois, 35 000 à 45 000 Egyptiens travaillent aujourd’hui dans les TIC, dont environ 10 000 dans des centres d’appels et de BPO.


Au nord-ouest du Caire, le « Smart Village  », un luxueux centre d’affaires dédié aux TIC, accueille des multinationales comme Microsoft, IBM, Intel ou Vodafone, ainsi que des entreprises égyptiennes du secteur.


Proximité = facilités avec l'Europe

Outre les compétences linguistiques de ses diplômés, les faibles coûts de production constituent l’un des principaux atouts du pays : un centre d’appel égyptien est 10 à 15% moins cher qu’en Inde. « Le salaire d’un employé de centre d’appel est de 220 à 300 € par mois », précise Mohamed Abu Sedera, de l’Agence pour le développement des technologies de l’information (ITIDA ) égyptienne.


La localisation géographique est un autre facteur déterminant. « L’Egypte est dans la même zone horaire que l’Europe, c’est parfait pour travailler avec nos clients européens », explique Maged Mahmoud, directeur de la branche éyptienne d’EMC, une multinationale de gestion des informations des entreprises.


« Nous pouvons facilement envoyer nos ingénieurs égyptiens en formation en Europe », ajoute Wael Abouelmaaty, le directeur de VIAS Egypt, la filiale Recherche et Développement de l’équipementier automobile français Valeo.


Encore trop peu de personnel hautement qualifié

Mais contrairement à l’Inde, l’Egypte manque encore de personnel hautement qualifié en matière de TIC. « L’Information Technology Institute (ITI) a été créé pour combler le fossé entre les qualifications exigées par les multinationales et le niveau de formation des diplômés », explique son président, Mohamed Salem. L’ITI dispense des formations de haut niveau à près de 800 étudiants par an.

Un autre programme, Edu-Egypt, vise à améliorer le niveau en anglais ou en informatique des étudiants égyptiens, pour les préparer au travail dans les centres d’appels ou de BPO. Des formations continues proposés par l’ITIDA permettent aussi aux entreprises d'améliorer les compétences de leur personnel à moindre frais.

Lire aussi : Les TIC au cœur des enjeux de l'intégration euro-méditerranéenne


Nina Hubinet, au CAIRE


Jeudi 25 Février 2010



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