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L’immobilier touristique étranger en panne au Maroc

Le Belge Thomas & Piron et le groupe émirati Dubaï Holding ont décidé de se retirer du Maroc. La poursuite de leurs projets touristiques est garantie par des intérêts locaux.


Aménagement de la vallée du Bouregreg (photo AAVB)
Aménagement de la vallée du Bouregreg (photo AAVB)
MAROC. Coup sur coup, deux importants investisseurs étrangers, Sama Dubaï et Thomas & Piron, viennent de se retirer de leurs projets d’aménagement touristique et hôteliers au Maroc.

Principal actionnaire en charge du développement de la vallée du Bouregreg autour de Rabat (projet Amwaj), Sama Dubaï, bras immobilier du groupe émirati Dubaï Holding, en difficultés financières, a décidé fin mars le gel de ses activités au Maghreb.

Autre actionnaire de référence auprès de l’établissement public marocain Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), l’ Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) envisagerait de prendre la relève pour la partie gestion.

Dans le royaume, outre le projet Amwaj, d’un coût d’environ 2 Mds $, le projet de développement de la station de ski de l’Oukaïmeden, dans les montagnes de l’Atlas, porté par Emaar, autre filiale du mastodonte émirati, est également en attente.

Thomas & Piron se retire au profit d'Alliances Développement

Projet de la station Port Lixus (DR)
Projet de la station Port Lixus (DR)
De son côté, le Belge Thomas & Piron International a annoncé début avril la cession de tous ses intérêts au Maroc. Cela comprend sa participation majoritaire dans la station balnéaire de Port Lixus à Larache, ainsi que ses parts minoritaires dans les sociétés de développement des projets Mogador à Essaouira et Mansour Lake City, sorte de « Las Vegas marocain », à Ouarzazate.

Selon le magazine belge Trends-Tendances, les motifs invoqués par le management de Thomas & Piron sont la revente récente des parts de l’industriel néerlandais Colbert Orco, partenaire dans Port Lixus et Mogador.

C’est le promoteur marocain Alliances Développement Immobilier, partenaire local déjà actionnaire à hauteur de 33%, qui est venu à la rescousse de Port Lixus en rachetant l’ensemble des participations de Thomas & Piron. Le projet est estimé à 5 Mds de dirhams (450 M€).

Une situation qui n’est pas sans rappeler le sort de la station balnéaire de Saïdia sur la côte méditerranéenne. Terrassé par la crise, le promoteur espagnol Martinsa-Fadesa avait cédé, fin 2007, la majorité de ses intérêts marocains au groupe immobilier Addoha.

A quelques kilomètres de la frontière algérienne, Saïdia devrait toutefois inaugurer la première station touristique du plan Azur en juin prochain.

Dans le sud du pays, près d’Agadir, les travaux de construction de Taghazout, autre station du plan Azur, trainent en longueur. Après les déboires de la société saoudienne Palais des Roses International, l’Américain Colony Capital, en partenariat avec l’Espagnol Satocan, avait décroché, en 2006, la convention d’aménagement-développement avec l’Etat marocain.



Christelle Marot, à CASABLANCA


Mardi 7 Avril 2009



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