L'embellie du secteur immobilier fait exception dans les pays d'Europe du sud
Magali Marton, Head of CEMEA Research chez DTZ (copyright: DTZ)
EUROPE DU SUD. D'après l'étude "Money into Property 2011" effectuée par DTZ, l'embellie du secteur immobilier d'entreprises en 2010 se confirme (+4% de la valeur des actifs immobiliers détenus par des investisseurs), exception faite des PIIGS: Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne.
DTZ est un groupe mondial de conseil en immobilier d’entreprise présent dans 140 villes et 42 pays en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, en Asie pacifique et en Amérique du Nord.. Le secteur immobilier européen marque donc une hausse de 4% de la valeur des actifs immobiliers, après un recul de 8% en 2009. L'agence affirme que la croissance devrait se poursuivre en 2011, Hans Vrensen, Global Head of Research chez DTZ, commente: « Après deux années de déclin, l’Europe revient à une situation plus normale avec une croissance de la valeur des capitaux investis en immobilier en 2010 ». L'Europe du sud moins concerné par l'embellie
Mais l'étude démontre que certains pays européens déséquilibrent la balance avec une tendance à la baisse des investissements immobiliers. En effet, l’amplitude de cette croissance est variable selon les pays, de 1% pour le Royaume-Uni à 11% en France. Les PIIGS ont conservé leur tendance baissière avec un recul de 3%.
Explications? Une forte volonté d'investir dans l'immobilier d'un pays reflète la prospérité de son économie. Et inversement... L'Espagne, notamment, frôle actuellement une zone très sombre s'agissant de l'immobilier. Magali Marton, à la tête du CEMEA Research chez DTZ constate que l'Espagne, en 2009 a vécu une année noire avec 3 mrds€ d'investissements immobiliers alors qu'en 2007, le pays atteignait 11 mrds€ d'investissements. A la question, l'Espagne est-elle en sortie de crise, Magali Marton émet certaines réserves, les prévisions du 1er trimestre 2011 ne sont pas favorables (300 M€): "l'économie est dans le rouge, la dette publique créee une réelle problématique, le PIB recule, le marché de l'emploi et la consommation des ménages se ternissent, la demande immobilière finit forcément par décroître". Autre perspective, l'Afrique du Nord, qui selon elle, déborde d'opportunités en matière immobilière: "les projets sont là, il suffit juste de convaincre les investisseurs de venir sur ces marchés même si le printemps arabe n'a pas arrangé les choses, le flux naturel de capitaux peut se développer". Astrid Jousset
Lundi 6 Juin 2011
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