partager partager

L’activité des ports marocains en recul de 5,9% en 2009

Sous l’effet du ralentissement du commerce mondial, l’activité globale des ports marocains a atteint 71,1 millions de tonnes en 2009, en baisse de 5,9%.


Hors Tanger-Med, tous les ports, comme ici celui d'Agadir, connaissent un recul de l'activité conteneurs (photo Marsa Maroc)
Hors Tanger-Med, tous les ports, comme ici celui d'Agadir, connaissent un recul de l'activité conteneurs (photo Marsa Maroc)
MAROC. Selon Mohamed Jamal Benjelloun, directeur général de l’Agence nationale des ports (ANP), l’activité globale des ports marocains a atteint 71,1 millions de tonnes en 2009, marquant une baisse de 5,9% par rapport à l’année 2008 sous l’effet du ralentissement du commerce mondial.

Hors Tanger-Med, la part d'activité portuaire gérée par l’ANP a enregistré un recul de 11,6% avec un volume de 59,8 millions de tonnes.

Cette baisse s’explique notamment par le repli de l’activité des phosphates et par la diminution des importations de céréales, suite à une campagne agricole record.

Touchée par le transfert du trafic conteneurisé du port de Tanger-Ville vers le port de Tanger-Med, l’activité globale des conteneurs dans les ports a enregistré, quant à elle, un recul de 4,2%, avec un volume de 879 000 EVP à fin 2009. Dans ce paysage, Tanger-Med fait figure d'exception. Le port géré par l’agence TMSA  a traité 1,2 million de conteneurs EVP, en hausse de 31,4% par rapport à l’année précédente, souligne Mohamed Jamal Benjelloun.

Un nouveau complexe intégré près de Nador

Plusieurs investissements sont prévus pour la période 2010-2014. L’ANP prévoit d'engager au total 4 mdsMAD (354 M€), en particulier à Casablanca et Nador.

A Casablanca, après la séparation des terminaux Sodep et Somaport en 2009, la concurrence est devenue effective pour l’ensemble des segments d’activité. L'agence prévoit la remise à niveau des profondeurs des bassins et des quais du port (26,5 M€), et l’amélioration de la connectivité via l’extension de la desserte nord (26,5 M€).

Dans le Nord-Est du pays, sur la baie de Betoya, à l’ouest de la ville de Nador, l'année 2010 devrait voir le démarrage des travaux de construction du premier noyau portuaire d’un nouveau complexe intégré portuaire, industriel, énergétique et commercial. La société Nador West Med S.A. vient d’être créée pour gérer la réalisation de ce projet situé en zone franche, fruit d’un partenariat entre l’ANP et TMSA, qui détiennent respectivement 51% et 49% du capital.

Les premiers travaux de construction seront principalement axés sur les hydrocarbures.  Les deux partenaires devraient également lancer le processus de commercialisation et de recherche de partenaires industriels pour le développement de la zone franche.

Lire aussi : L’Etat marocain mise seul sur Tanger Med 2


Christelle Marot, à CASABLANCA


Lundi 1 Mars 2010



Lu 3330 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.