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L’Upm s’installe dans la durée et dans le concret

L’Union pour la Méditerranée « ça avance et c’est du concret ». Chiffres et exemples de projets à l’appui, le message a été martelé par les instances gouvernantes de l’UPM lors du for’Um qui s’et tenu à Marseille le 27 mai 2010. Un discours destiné certainement à rassurer les investisseurs potentiels.


De g. à dte : Ahmad Masa’Deh, secrétaire général de l’UPM, Christine Lagarde et Rachid Mohamed Rachid, Ministre Egyptien du comerce et de l'industrie. (Photo N.B.C)
De g. à dte : Ahmad Masa’Deh, secrétaire général de l’UPM, Christine Lagarde et Rachid Mohamed Rachid, Ministre Egyptien du comerce et de l'industrie. (Photo N.B.C)
FRANCE. L’Union pour la Méditerranée a été impulsée par les financements publics qui doivent « servir de levier pour engager des financements privés », a indiqué Christine Lagarde, présente à Marseille le 27 mai 2010.

La Ministre Française de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, devant un parterre d’investisseurs issus essentiellement du bassin méditerranéen, a énuméré l’ensemble des financements dont bénéficient les pays de l’UPM.

«  La Facilité d’investissement de soutien économique à la Méditerranée (Fisem), dotée de 250 M€ apporte un appui financier aux entreprises à travers des participations directes. L’assurance pour le risque de financement privé aux zones d’intervention mobilise des fonds en garantie pour permettre l’accès au crédit. L’AFD, la BEI sont également très actives. Le Fonds d’Amorçage de Réalisation et d’Orientation (Faro) doté d’un budget d’un million d’euros est financé par Oséo, Anima, la CDC et l’Etat. Le Fonds InfraMed a été porté sur les fonts baptismaux par la Caisse des Dépôts et Consignations, la Banque égyptienne et la BEI. Les fonds spécifiques européens via le dispositif Femip engagé sur les projets d’infrastructures sur l’ensemble du bassin méditerranéen».
 

La politique ne doit pas être un frein à la coopération

Ahmad Masa’Deh et Henri Guaino,  Conseiller spécial du Président de la république et chef de la mission interministérielle UpM. (Photo N.B.C)
Ahmad Masa’Deh et Henri Guaino, Conseiller spécial du Président de la république et chef de la mission interministérielle UpM. (Photo N.B.C)
Ces sommes engagées pour financer des projets d’infrastructures, d’énergie, la dépollution en Méditerranée, sont la preuve de l’avancement pas à pas de l’Union pour la Méditerranée, histoire de convaincre les derniers perplexes.
 
« Le plan solaire est la traduction concrète de l’Union pour la Méditerranée. Les enjeux sont colossaux en termes de fourniture d’énergie verte. Il s’agit du plan le plus avancé de l’UPM et ce, en dépit des conflits politiques au Proche-Orient, au Sahara occidental… Le travail n’a pas cessé même durant la crise de Gaza. Nous refusons que l’UPM soit l’otage pour résoudre les problèmes politiques. La politique a été un moyen d’impulsion, elle est également une difficulté à résoudre. Nous avons l’intention de nous rendre au prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement (reporté de juin à novembre 2010, ndlr) avec un certain nombre de projets pour démontrer que les choses avancent», explique Henri Guaino, Conseiller spécial du Président de la république et chef de la mission interministérielle UpM.

Et Ahmad Masa’Deh, secrétaire général de l’UPM, de renchérir : « Nous refusons que la politique soit un frein à notre coopération. Nous avons un secrétariat pour concentrer les initiatives ».

Fort de ce constat, il s’agit à présent de collecter des fonds privés : « Nous avons approché le fonds du Qatar pour un milliard et nous espérons obtenir plusieurs milliards pour les prochaines années », ajoute Christine Lagarde. Interrogé sur une possibilité de faire intervenir des fonds asiatiques, Henri Guaino a indiqué que « tous les financements étaient les bienvenus mais que le but était de faire travailler ensemble les entreprises du Nord et du Sud et d’en faire une zone de développement ».

Lire aussi :
La voie de l'attractivité se dessine en Méditerranée
Un nouveau fonds d'1 M€ voit le jour pour les entreprises françaises à vocation méditerranéenne


Nathalie Bureau du Colombier


Jeudi 27 Mai 2010



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