L'Ocemo se veut la voix de la société civile
MEDITERRANEE. Le 1er septembre 2011, Pascale Chabrillat prendra son poste de directrice générale de l'Ocemo à Marseille. Nouveau think tank, l'Office de coopération économique pour la Méditerranée et l'Orient a été porté sur les fonts baptismaux par ses deux co-présidents, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), et Kemal Dervis, ancien ministre turc de l'économie et actuellement directeur de la Brookings institution. Jean-Louis Reiffers, coordonnateur et président du comité scientifique du Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques (Femise), assure la vice-présidence.
La nouvelle structure née officiellement en novembre 2010 a des parrains prestigieux : les experts de plusieurs réseaux comme le Femise et Anima Investment Network mais aussi la Chambre de Commerce et d'Industrie Marseille Provence (CCIMP), la ville de Marseille et la BEI. Sans oublier, la Caisse des Dépôts française qui fournit un budget de 1,1 M€ sur trois ans et met deux de ses salairés à disposition, sa secrétaire générale et sa directrice générale, Pascale Chabrillat, directrice du pôle Méditerranée à la direction des Affaires internationales et européennes du groupe CDC. La CCIMP détache également une personne alors que la ville de Marseille met dans la corbeille de la mariée des bureaux à la Villa Valmer. "La CDC permet le démarrage de la structure. Notre mission au service du développement économique de la France ne peut pas s'arrêter aux frontières de notre pays " précise Laurent Vigier, directeur des Affaires européennes et internationales de la CDC. Une parole indépendante
" Les institutions et les Etats réussissent à travailler ensemble au sein du Centre de Marseille pour l'intégration (CMI). Et ça marche ! La BEI, l'Agence française de développement et la Banque mondiale sont à l'origine de cette initiative. Le CMI réunit les institutionnels. L'Ocemo fera de même avec les représentants de la société civile. Je prends la co-présidence de l'Ocemo a titre personnel, je n'engage pas la BEI car aucune structure officielle n'adhérera à l'Ocemo. Il faut libérer la parole en Méditerranée" explique Philippe de Fontaine Vive. Selon le co-président de l'Ocemo, "le budget ne servira pas à payer des salaires mais à lancer des études. La jeunesse méditerranéenne sera l'objet d'un rapport annuel. Nous en tirerons un baromètre " dévoile-t-il.
"Cette nouvelle structure se saisit d'un sujet qui lui est propre : la voix de la société civile. Ce type d'association n'existait pas. elle rassemble les universitaires, les chercheurs, les écoles de management, les représentants des entreprises... Nous voulons amener un nouveau discours, une parole indépendante" commente Pascale Chabrillat. La nouvelle directrice générale de l'Ocemo a pour mission de "faire vivre les réseaux en tant que tels et de diffuser leurs expériences. Nous allons travailler de façon à ce que toutes ces associations puissent créer des externalités positives. L'Ocemo va aider à une diffusion plus large des expertises." "Nous sommes là pour donner la parole aux jeunes, relayer leurs messages aux institutions afin de répondre à leurs attentes" complète Philippe de Fontaine Vive. Pour Jean-Louis Reiffers, "les grandes puissances doivent comprendre qu'elles doivent aider les pays en phase de transition comme elles l'ont fait avec l'Europe de l'est et l'Allemagne de l'est." English version Frédéric Dubessy
Mardi 19 Juillet 2011
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