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L'Institut de la Méditerranée, vingt ans après




MÉDITERRANÉE. Pour ses vingt ans, l'Institut de la Méditerranée veut rebondir en mettant en application ses études.



1994 - 2014 : L'Institut de la Méditerranée se prépare à fêter ses vingt ans. "Nous voulions montrer à l'Europe que Marseille existait en Méditerranée à une époque où seule Barcelone comptait" explique Henry Roux-Alezais, co-fondateur avec Jean-Louis Reiffers de l'Institut de la Méditerranée. L'idée rassemblait autour des deux hommes des partenaires comme le Conseil régional Provence Alpes Côte d'Azur, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, la ville de Marseille et la Chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence. En 2010, Euromed Management viendra rejoindre ce collège des membres fondateurs.

Pour être reconnu par Bruxelles et au sud comme une tête de pont euroméditerranéenne, l'Institut de la Méditerranée va jouer sur deux volets : la rédaction d'études et la mise en place d'une sphère d'influence confiée au Femise (Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques).
D'abord donc convaincre l'Union européenne de ses capacités à traiter les grands sujets (gouvernance, pollution de l'air, économie d'énergie...). La réponse aux appels d'offres des programmes Feder, dont beaucoup gagnés en vingt ans, permettra de valider ses compétences.

Ensuite, développer l'influence des experts provençaux dans les pays du sud. Tout repose là sur l'appel d'offres européen qui répondait au désir de l'Europe d'augmenter la compétence de ces pays en matière économique. Et permettre à leurs dirigeants de prendre les bonnes décisions pour tenter d'entrer dans la mondialisation. "Globalement, nous avons atteint ces deux objectifs" souligne Henry Roux-Alezais. "Le contrat Femise a été renouvelé trois fois et nous répondons actuellement au quatrième appel d'offres. Nous voilà arrivés dans une phase où les études doivent déboucher sur des actions, vers l'assistance à la maîtrise d'ouvrage, vers le conseil aux édiles "

"Il faut refonder l'Institut"

L'économie de la culture au centre des préoccupations futures de l'Institut de la Méditerranée. Ici la soirée inaugurale de Marseille Provence capitale européenne de la culture 2013 (photo G.Tur)
L'économie de la culture au centre des préoccupations futures de l'Institut de la Méditerranée. Ici la soirée inaugurale de Marseille Provence capitale européenne de la culture 2013 (photo G.Tur)
Cette mutation s'amorce déjà avec la création de l'Agence de développement des villes et territoires durables. La Datar, et donc l’État français, sont membres de cet établissement public qui proposera aux décideurs de la formation et de l'assistance à maîtrise d'ouvrage.

"Il faut refonder l'Institut, rebondir après vingt ans ! " lance son président. L'association veut participer au développement de l'économie de la culture au sens large, à l'ouverture de la connaissance face à un système contraint et un manque d'esprit critique au sud de la Méditerranée.
"La culture constitue un facteur de cohésion sociale et de développement. Nous allons créer un nouveau comité scientifique avec des chercheurs de haut niveau et bâtir un document fondateur pour préciser un périmètre de la culture et montrer tout son impact. Puis, nous le soumettrons à l'Union européenne et à d'autres organismes." Cette même stratégie, déjà conduite avec la présentation du rapport annuel de Jean-Louis Reiffers sur l'économie de la Méditerranée à l'Union européenne, avait permis le démarrage de l'Institut de la Méditerranée.

"En R&D actuellement, nous commencerons la production en janvier 2014" commente, dans une métaphore, Henry Roux-Alezais.


Article écrit en partenariat avec l'Institut de la Méditerranée

English version


Mardi 12 Février 2013




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Roland Lombardi, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil