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L'Institut de la Méditerranée et le Femise livrent des pistes pour relancer l’économie tunisienne




Miser sur l’innovation, réviser le système éducatif tunisien et la formation professionnelle, améliorer le système bancaire ou encore investir dans de nouvelles infrastructures… Selon les économistes de l'Institut de la Méditerranée (Marseille et Tunis) et du Femise, la dynamisation de l’économie tunisienne suppose d'actionner plusieurs leviers.



Il faudra également revoir le système éducatif, poser des passerelles avec le monde de l’entreprise via l'alternance et l'apprentissage. Photo CG.
Il faudra également revoir le système éducatif, poser des passerelles avec le monde de l’entreprise via l'alternance et l'apprentissage. Photo CG.

TUNISIE / FRANCE. Le redémarrage de l’économie, actuellement en panne, et la résolution des deux problèmes majeurs de la Tunisie, le chômage et les disparités régionales, passent par la relance de l’investissement estiment les économistes tunisiens et français contributeurs au rapport de l'Institut de la Méditerranée publié au printemps 2015. Une étude réalisée sous la direction des Professeurs Chedly Ayari et Jean-Louis Reiffers, coordonnée par le professeur Sami Mouley.

 

Le rapport intitulé « Éléments pour une stratégie de développement économique et social à moyen terme en Tunisie », propose un programme de réformes économiques et sociales. Il suggère d’intervenir sur les contraintes macroéconomiques et institutionnelles afin de renforcer la productivité globale.

 

Pour renouer avec un trend de croissance de 4%, le pays devra augmenter la valeur ajoutée dans les secteurs des services marchands et dans l’industrie. Si dynamiser la croissance économique constitue un pas vers la création d’emplois, il faudra également revoir le système éducatif, poser des passerelles avec le monde de l’entreprise via l'alternance et l'apprentissage.

 


Investir dans les infrastructures pourvoyeuses d'emplois

Les auteurs du rapport invitent les autorités à investir dans les infrastructures. Photo FD
Les auteurs du rapport invitent les autorités à investir dans les infrastructures. Photo FD
Le rapport propose de bâtir un nouveau contrat social au service de la jeunesse. Les jeunes diplômés à l’origine de la révolution se considèrent comme « toujours à l’écart de l’organisation économique, politique et sociale de leur pays ». La situation reste donc explosive.

 

Le second grand chantier devra concerner les femmes. Si la nouvelle constitution tunisienne leur garantit désormais des droits fondamentaux, elles restent sous représentées à la fois dans la sphère politique et au sein du monde économique.

 

Les économistes suggèrent également de développer les activités transversales, en particulier celles fondées « sur les services et industries créatifs où la recherche, les marques, les industries culturelles, les TIC jouent un rôle central (…) (y compris dans les secteurs traditionnels du textile, de l’habillement et dans le monde rural) ».

 

Les auteurs du rapport invitent les autorités à investir dans les infrastructures, fortement pourvoyeuses d’emplois. « Si 1% du PIB était consacré aux infrastructures dans la nouvelle politique de croissance, cela pourrait générer à court terme jusqu’à 18 000 emplois », précisent les économistes. Avec un double bénéfice : l’amélioration de la croissance sur le long terme et la création d’emplois durables.

english version

Article réalisé en partenariat avec le Femise



Vendredi 24 Juillet 2015




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Roland Lombardi, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil