L'Institut de la Méditerranée appuie Coopmed
L'institut de la Méditerranée, présidé par Henry Roux-Alezais, va remonter les projets elligibles à Coopmed (photo F.Dubessy)
MEDITERRANEE. "Après dix sept ans d'expertises sur les questions euroméditerranéennes, nous franchissons un pas de plus en passant de l'expertise à l'action structurante." Henry Roux-Alezais, président de l'Institut de la Méditerranée, entend "aller plus vite et plus loin face à la gravité de la situation, la crise économique sans précédent dans le pourtour méditerranéen. Nous constatons une crise de confiance. C'est pourtant la clef dans l'économie." Résoudre ces problèmes passe donc par l'optimisation des projets publics et le financement des projets privés.
Sur ce dernier point, la création d'un fonds financier consacré à l'économie solidaire, baptisé Coopmed, devrait faciliter certains montages de projets. "A l'occasion de différentes études, comme Elih-Med (lire : Elih-Med va donner de l'efficacité énergétique aux logements anciens), nous avons été amené à chercher des innovations techniques, technologiques, et de nouveaux circuits financiers. Nous ciblons les prêteurs qui ne s'intéressent pas seulement à la rentabilité financière mais aussi à l'emploi, l'environnement, le durabilité" commente Henry Roux-Alezais. Ce fonds sera animé par l'Institut de la Méditerranée. Il s'appuie sur une expérience réussie, celle de Coopest fondée en octobre 2005 à Bruxelles par la France, l'Italie, la Belgique et la Pologne pour "initier et accélérer le développement des coopératives, mutuelles, associations, fondations et entreprises sociales dans l'Europe centrale et orientale." Il s'agit de dupliquer l'idée en l'adaptant aux pays méditerranéens. Mais CoopMed ira plus loin que CoopEst car il financera le secteur des PME. Une enveloppe de 40 M€
Comme CoopEst, CoopMed repose sur une carence explique Henry Roux-Alezais, "l’accès à des capitaux long-terme privés et publics reste limité et difficile pour les PME, principalement en raison de la fragilité de leur structure financière." CoopMed réunira les Européens du pourtour de la Méditerranée et de la région Mena (Algérie, Egypte, Liban et Libye).
Le dispositif s'appuie sur un budget de 40 M€, distribué en deux phases d'un montant égal, avec la participation de grands opérateurs comme la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque mondiale et les banques du réseau de la Fédération européenne de finances et banques éthiques et alternatives (Febea). Si la structure de droit belge dispose d'un backoffice basé à Bruxelles, l'Institut de la Méditerranée assure le front office depuis juillet 2011 à Marseille. "Nous alimentons le pipeline en permettant de remonter les projets. Nous sommes administrateurs et partenaires" précise Henry Roux-Alezais. L'Institut de la Méditerranée va donc chercher des projets ou des groupes de professionnels disposant d'une capacité à développer des activités déjà présentes dans le pays. Les opérations croisées entre pays du nord et du sud de la Méditerranée seront également éligibles. Les premiers projets devraient arriver d'ici à la fin de l'année 2011. English version Frédéric Dubessy
Mardi 19 Juillet 2011
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