L’Etat algérien entend réguler et soutenir sa production agricole
Rachid Bénaissa (photo MA)
ALGÉRIE. Intervenant le 17 janvier 2011 sur les ondes de la radio Alger chaîne 3, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a démenti toute tension sur le marché actuel du lait.
Sur les 111 laiteries actuellement en activité dans le pays, 97 ont signé des contrats d’approvisionnement en poudre de lait avec l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL). Les négociations se poursuivent avec les 14 transformateurs restants. La quantité de poudre de lait concernée par ces contrats est en augmentation de 50% par rapport à celle de l’année 2009. Il s’agit de poudre de lait subventionnée par l’Etat et importée, par l’ONIL et les transformateurs privés, pour un montant de 800 M$ (soit 59,62M€ )en 2010. Cette facture devrait augmenter en 2011. Le ministre a précisé qu’il n’existait aucune tension sur le marché puisque les transformateurs sont libres d’importer et de collecter le lait. Des contrats d’approvisionnements en lait cru produit en Algérie ont également été signés par ces mêmes transformateurs. Le gouvernement verse une prime de 2 DZD (0,020€) par litre de lait aux laiteries qui ne travaillent qu’avec du lait cru. Problème de collecte
Rachid Benaïssa a tenu à rappeler qu' «une laiterie a d’abord pour vocation la pasteurisation du lait cru. La poudre ne doit être qu’une activité d’appoints».
Ce n’est malheureusement pas toujours le cas, des laiteries préférant se spécialiser dans la simple transformation de la poudre de lait. Pour ce qui est de la collecte, le problème n’est pas encore résolu car seulement 300 millions de litres ont été collectés en 2010 sur une production de 2,5 milliards. En 2011 l’objectif est de collecter 700 millions de litres. Pour ce qui est de la production de lait, le ministre a indiqué que le nombre de vaches laitières importées a explosé, passant de 1 200 têtes en 2008 à 15 000 en 2009 et 25 000 en 2010 ! Rachid Benaïssa s’est déclaré satisfait de l’annonce, faite par les transformateurs, d’une baisse des prix des pâtes alimentaires à compter de février 2011. Affirmant que la farine était disponible, il a indiqué que le Système de régulation des produits de large consommation (Syrpalac) ne serait pas réservé à la pomme de terre, mais qu’il s’élargirait à l’oignon, à l’aïl et à l’aviculture. Enfin, il a précisé que l'Etat interviendrait (stockage, anticipation…) pour faire face aux fluctuations du marché et stabiliser les prix. Lire aussi:Les données de l'agriculture algérienne restent mystérieuses Amal Belkessam, à alger
Mardi 18 Janvier 2011
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