L’Espagne veut accueillir le télescope géant européenAprès ITER, le réacteur expérimental thermonucléaire international en cours de construction à Cadarache près de Marseille, un autre grand appareil scientifique est en jeu. L’Espagne pourrait bien accueillir l’E-ELT, le "télescope européen extrêmement grand".
L'instrumentation innovante embarquée par le télescope géant européen, qui devrait entrer en fonction en 2017, permettra des découvertes sur les exoplanètes et le big-bang (Illustration ESO)
ESPAGNE. L'Espagne postule à l’implantation du plus grand télescope du monde. Ses astronomes proposent La Palma sur les îles Canaries pour accueillir l’E-ELT.
Cela fait plus de dix ans que l'Organisation européenne pour la recherche astronomique dans l'hémisphère sud (ESO ) a commencé à travailler sur un projet qui représentera le plus grand objet d'observation depuis la Terre pour scruter les mystères de l'univers. Il s'agira d'un "oeil géant" de 42 mètres de diamètre dont le miroir sera composé de 984 segments hexagonaux de 1,45 mètres chacun. Un investissement d'1 Md€
Le budget nécessaire à sa construction est estimé à 1 Md€ pour une mise en fonctionnement en 2017. L’ESO, qui avancera 300 M€, attend la finalisation du montage par les Etats européens impliqués.
La décision sur le financement et le lieu d’implantation devrait intervenir d’ici la fin de l’année. Quatre pays (le Chili, l'Espagne, l'Argentine et le Maroc) se disputent l’accueil de l’instrument. Mais parmi ces candidats, le Chili (Ventarrones) où se trouve déjà tous les télescope de l’ESO, et l'Espagne (La Palma) qui compte déjà des installations astronomiques, sont les deux favoris. La réalisation du télescope géant nécessitera une instrumentation innovante s’appuyant sur l’optique adaptative qui peut corriger les turbulences atmosphériques. Une discipline pour laquelle les astrophysiciens français, et notamment marseillais, sont en pointe, entre autres à travers le pôle de compétitivité OPTITEC. Des retombées économiques
D'ores et déjà, une étude lancée par le ministère de la Science et de l'Innovation espagnol va évaluer les impacts économiques d'une telle implantation.
On estime que les retombées directes pourraient aboutir à environ 150 emplois directs créés, sans compter les retombées indirectes liées à la construction du grand instrument et au tourisme. Les astronomes espagnols comptent aussi sur le gouvernement pour financer entre 15 et 20% du total lorsque celui-ci connaîtra dans le détail les retombées économiques durant les 30 années de fonctionnement estimées du télescope. Voir l'info réactualisée : Le gouvernement espagnol veut très fort le télescope européen Robert Villena
Lundi 26 Janvier 2009
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