Vitrines cassées et mobilier urbain endommagé en marge des manifestations du 29 mars 2012 à Barcelone (photo : FM)
ESPAGNE. Après les violences qui se sont produites à Barcelone le 29 mars 2012, en marge des manifestations de soutien à la grève générale, les ministères de l'Intérieur et de la Justice annoncent une possible réforme du Code pénal, pour punir plus sévèrement les auteurs de ce genre de troubles.
Il s'agit plus exactement d'assimiler les « casseurs » aux « terroristes », avec à la clé des peines identiques à celles qui étaient appliquées aux activistes d'ETA. La destruction de bien public ou privé en bande organisée serait alors punie de deux à quatre ans de prison (contre un à trois ans de réclusion actuellement).
Un projet qui paraît à beaucoup disproportionné. D'autant que, selon un porte parole du ministère espagnol de l'Intérieur, la réforme juridique envisagée pourrait aller jusqu'à pénaliser les groupes de personnes qui « se concertent occasionnellement par quelque moyen, y compris internet ou tout autre moyen de communication ou réseau social, dans le but d’altérer l'ordre public.»
Il faut par ailleurs noter que ces évènements violents du 29 mars se sont produits uniquement dans la capitale catalane, où les groupes dits « anti-système » (estimés à plusieurs centaines de personnes) ont l'habitude de profiter des grandes manifestations pour semer le désordre.
Il s'agit plus exactement d'assimiler les « casseurs » aux « terroristes », avec à la clé des peines identiques à celles qui étaient appliquées aux activistes d'ETA. La destruction de bien public ou privé en bande organisée serait alors punie de deux à quatre ans de prison (contre un à trois ans de réclusion actuellement).
Un projet qui paraît à beaucoup disproportionné. D'autant que, selon un porte parole du ministère espagnol de l'Intérieur, la réforme juridique envisagée pourrait aller jusqu'à pénaliser les groupes de personnes qui « se concertent occasionnellement par quelque moyen, y compris internet ou tout autre moyen de communication ou réseau social, dans le but d’altérer l'ordre public.»
Il faut par ailleurs noter que ces évènements violents du 29 mars se sont produits uniquement dans la capitale catalane, où les groupes dits « anti-système » (estimés à plusieurs centaines de personnes) ont l'habitude de profiter des grandes manifestations pour semer le désordre.















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