L'Espagne ne construira pas un seul kilomètre de route en 2011Pour satisfaire au plan d'économies de 6,2 milliards d'euros d'ici fin 2011, le ministère espagnol de l'Équipement et des Transports stoppe 70 projets routiers et ferroviaires.
ESPAGNE. Le ministère espagnol de l'Équipement et des Transports (Ministerio de Fomento ) ne financera pas un seul kilomètre de route supplémentaire en 2011. C'est la mesure la plus symbolique concernant les économies de l'État au niveau des infrastructures.
Cette décision s'accorde avec le plan d'austérité annoncé en mai 2010, visant une économie de 6,2 mds€ d'ici fin 2011, et ayant entraîné le réexamen de plus de 3.000 projets d'aménagement. Cette restriction implique la suspension immédiate des travaux sur 70 chantiers de routes et voies ferrées en cours de construction. Parmi les grands ouvrages abandonnés : la liaison ferroviaire grande vitesse en Cantabrie, entre Palencia et Santander, le contournement routier de Séville (qui nécessitait la réalisation de tunnels très coûteux sous le Guadalquivir), et la route à double voie entre Burgos et Aguilar de Campo. Par contre, le ministre José Blanco maintient dans en intégralité le budget de 1,6 Md€ affecté à la réalisation de l'AVE (TGV espagnol) entre Santiago de Compostelle et La Corogne. 400 projets d'aménagements retardés Par ailleurs, plus de 400 projets d'aménagements prévus en 2011 vont être retardés jusqu'en 2016 ou 2017. Ce qui signifiera des reports de paiement pour les entreprises de construction concernées par ces travaux. Et sans doute des difficultés financières et sociales pour ces sociétés de TP déjà mises à mal par la crise. Ce coup de frein marque un virage à 90° dans la politique du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, puisque les suspensions ou les reports de travaux sont en totale contradiction avec le plan E (pour Économie et Emploi), initié en 2009 pour relancer l'activité. Avec plus de 17 mds€ investis alors par le gouvernement espagnol pour la réalisation de bâtiments publics et d'infrastructures. Francis Mateo, à BARCELONE
Mercredi 7 Juillet 2010
Lu 2866 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||




Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







