partager partager

L’Espagne lance en 2010 un plan d’infrastructures de transport ambitieux

ESPAGNE. Le ministre des Transports espagnol compte mettre en route, dès le second semestre 2010, un grand plan de création d'infrastructures. L'objectif : développer les réseaux de marchandises et les trains à grande vitesse tout en créant ou pérennisant 400 000 emplois.


Les réseaux entre les chemins de fer et les centres logistiques seront développés (photo ministère des Transports)
Les réseaux entre les chemins de fer et les centres logistiques seront développés (photo ministère des Transports)
ESPAGNE. 15 mds€ : tel est le montant du plan extraordinaire d’infrastructures que présentera le gouvernement espagnol à la fin janvier 2010. 

Un grand projet dont les détails "sont d’ores et déjà quasiment fixés en collaboration avec le ministère de l’Economie", à en croire le ministère des Transports, et qui devrait s’ajouter aux 19 mds€ que prévoit d’investir en 2010 l’Etat dans ce domaine. Le lancement officiel et concret des opérations est, lui, prévu pour le second semestre de cette même année.

Selon le ministre des Transports, José Blanco, "cet investissement devrait créer ou maintenir plus de 400 000 emplois, en plus des 500 000 prévu par le budget de l’Etat en 2010" sur l’ensemble du territoire.

Un plan qui ne privilégie aucune région

Toutes les régions sont concernées par le plan (photo Copisa)
Toutes les régions sont concernées par le plan (photo Copisa)
Car le but avoué de cette opération est bien de "mettre tous les territoires et tous les citoyens espagnols sur un pied d’égalité en matière de transports". Le ministre a notamment évoqué, le 10 janvier 2010, la création de liaisons entre les ports et les voies de transport ferroviaire, de connexion entre ces dernières et des centres de logistique, mais également le développement du réseau des transports en commun régionaux.

Toutefois, le grand sujet de 2010 reste l’AVE (le train à grande vitesse espagnol) puisque, si les travaux prévus sont menés à bien, "l'Espagne devrait devenir dès 2010 le pays européen doté du plus grand nombre de kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse". Toutefois, les retards observés dans la construction de plusieurs lignes en Asturie, Murcie et Galice pourraient mettre à mal cet objectif.

Financements locaux et investisseurs de dimension européenne

Le plan présenté par le ministre devrait être financé aussi bien par le secteur public que par des fonds privés, à différentes échelles.

De fait, le projet sera en partie financé par "les grandes entités financières espagnoles", a annoncé le ministre. Le groupe bancaire Santander, entre autres, a déjà affiché son intérêt pour ce grand projet. 

Néanmoins, la Banque européenne d’investissement  (BEI) devrait apporter son soutien, à hauteur de 50% des 15 mds€, tout comme l’Institut de crédit officiel (ICO) dont la participation devrait atteindre 20% du total.

Lire aussi : Train à grande vitesse : Le réseau espagnol vise la première place mondiale pour 2010
L'Espagne présente son projet ferroviaire de la Méditerranée à la mer Cantabrique
Accord de financement pour la gare TGV de Barcelone
Barcelone organise son unique débat sur la LGV Montpellier-Perpignan
Déclaration franco-espagnole pour accélérer la création du réseau à grande vitesse
LGV Perpignan-Barcelone : le concessionnaire va être indemnisé
L’Europe ferroviaire des marchandises dans les cartons de FERRMED


Anna Casal, à BARCELONE


Lundi 18 Janvier 2010



Lu 1773 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.