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L'Espagne injecte 4 mds€ pour sauver son secteur automobile

L'industrie automobile méditerranéenne n'échappe pas à la crise. Tous les pays la subissent de plein fouet, mais le soutien de l'Etat (et aussi de la BEI pour les Européens) limite la casse. Primes pour favoriser le changement de voiture, aides directes aux constructeurs, baisses momentanées de TVA, les parades jouent bien leur rôle.

En Espagne, le gouvernement débloque 4 mds€ à condition de maintenir l’emploi.


Seat Barcelone espère accueillir la fabrication du modèle Q3 (Photo Seat)
Seat Barcelone espère accueillir la fabrication du modèle Q3 (Photo Seat)
ESPAGNE. L'Etat espagnol appuie le secteur automobile, durement touché par la crise, à hauteur de 4 mds€, dont 800 M€ débloqués dans le cadre du plan “Intégral para la Automociòn”,le PIA, présenté vendredi 20 mars 2009.

Parallèlement, en juin 2009, les aides au secteur accordées par la BEI, la Banque européenne d’investissement, pourraient atteindre 7mds€.

En décembre dernier, le gouvernement a aussi mis en place un plan VIVE, constitué de prêts à 0% pour le remplacement des véhicules particuliers de plus de dix ans par d’autres moins polluants.

Le secteur automobile exige plus d'aides

Mais le secteur automobile exige davatange d'aides. Il réclame 560M€ pour mettre en place des aides directes à l’usager de 1200 € pour les véhicules légers, 3000 € pour les véhicules industriels et 12 000€ pour les camions de plus de 16 000€.

Gerarzo Diaz Ferràn, le président de la CEOE, le patronat espagnol, affirme que "le secteur automobile vit des heures dramatiques. L’industrie automobile pourrait arrêter de fabriquer 900 000 véhicules sur la période 2008-2009”. Les ventes ont déjà chuté de 54,4%.

Les grandes marques luttent pour maintenir l'emploi et relancer le marché. Chez Renault-Nissan, un nouveau moteur à turbo-essence sera fabriqué à Valladolid.

Il y a deux semaines, Nissan a décidé de fabriquer 45 000 exemplaires de sa nouvelle fourgonnette NV200 à Barcelone. Mais dans le même temps, le constructeur engage un plan social qui vise 1400 salariés.

Ford décide du sort de son usine d'Almussafes

De son côté, Ford vient de décider localiser dans son usine d’Almussafes, près de Valence, la fabrication de son modèle C-MAX et du moteur à essence Ecoboost. Toutefois, la marque supprimera la chaîne de nuit, ce qui équivaut à la perte de 1000 emplois.

Enfin, SEAT, en pleine négociation syndicale sur le gel des salaires pour 2009, condition sine qua non pour que sa maison mère Volkswagen choisisse Barcelone pour la fabrication du modèle Q3, vient d’annoncer ses résultats.

En 2008, le constructeur enregistre un déficit de -78M€ . Désormais, l’avenir des salariés de l’entreprise dépend de la décision de Volkswagen. L'Etat y croit et injectera 101 M€ chez Seat.

Lire aussi: Nissan relance l'activité automobile à Barcelone avec une fourgonnette
Et: James Muir nommé á la tête de Seat en pleine négociation avec les syndicats sur l'avenir de l'entreprise
Et: la BEI accorde 3 mds€ de crédits à l'industrie automobile européenne
Et: Nissan renonce à 1680 licenciements

Lire la suite de notre dossier
La France prête 6,5 mds€ aux constructeurs automobiles
Le Maroc croit en l'avenir de son industrie automobile
L’Algérie reste un marché en croissance pour le secteur automobile
La production automobile turque en chute de 60% par rapport au début de 2008
Le marché automobile italien déprime


Martine Audusseau, à BARCELONE


Vendredi 20 Mars 2009



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