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L'Espagne cherche à inverser la tendance

ESPAGNE. Alors que les chiffres du tourisme indiquent une année 2009 en net déclin, l'Espagne essaie doucement de remettre en question les fondamentaux de son industrie touristique.


La Catalogne reste la destination numéro 1 parmi toutes les régions espagnoles (photo AC)
La Catalogne reste la destination numéro 1 parmi toutes les régions espagnoles (photo AC)
ESPAGNE. -8,7%. Telle est la baisse du nombre de touristes étrangers ayant voyagé en Espagne en 2009 selon les chiffres dévoilés par le Ministère du Tourisme. Au total, le pays a été visité par 52,2 millions de personnes: un chiffre qui constitue, pourtant , une « demi-bonne nouvelle ».

Le ministère du tourisme avait, en effet, prévu une baisse totale de 10% du nombre de touristes internationaux pour 2009. De plus, il s’avère que la tendance négative s’est progressivement tassée au fil de l’année : ainsi, en décembre, la baisse du  tourisme n’a atteint que 3,6%.

Parmi les destinations privilégiées par les visiteurs internationaux, la Catalogne continue de se distinguer en attirant 25% du total d’entre eux, soit 12,8 millions de touristes étrangers mais enregistre un recul de 11% sur l’année. Derrière elle au classement, les îles Baléares avec plus de 9 millions de visiteurs venus du monde entier, soit -9,8%. En parallèle, l’Andalousie, elle, parvient à afficher une évolution positive lors des mois de novembre et de décembre 2009 pour un recul total de -7,8% en 2009.

A l'inverse, le tourisme national, qui représente plus de 50% du tourisme total, a affiché une évolution positive de 2,3% cette année, selon les statistiques officielles: les Espagnols ont effectué plus de voyages en 2009 qu'en 2008 (+3,3%), dont 93% sur le territoire national.

Trouver un nouveau modèle touristique face à une baisse ancienne et durable

De toute évidence, la crise économique mondiale explique cette évolution négative. Selon le secrétaire d’Etat espagnol au tourisme, Joan Mesquida, « les difficultés rencontrées par les économies françaises, allemandes et anglaises expliquent directement cette baisse du tourisme, l’Espagne étant la première destination de vacances au monde ».

Mais « le problème dépasse largement le cadre de la crise », comme l’a signalé le vice-président du lobby des entreprises de tourisme, Exceltur, le 19 janvier 2010: la baisse du PIB touristique a excédé celle du PIB global espagnol, et ce « pour la neuvième année consécutive ».

Aussi, selon José Luis Zoreda, « l’Espagne doit trouver un nouveau modèle de tourisme, remettre en question ses littoraux trop construits et essayer de redynamiser le tourisme national ». Autant de défis de fonds difficiles à relever. D’autant que « la compétitivité des autres pays méditerranéens qui captent de plus en plus de touristes » explique, également, ce recul général : si le littoral espagnol a accueilli 10,7% de touristes en moins en 2009, les pays comme la Turquie ou  le Maroc affichent, eux, des résultats positifs.

Accords Etat-Régions pour promouvoir le tourisme

Mais, pour 2010, les perspectives sont meilleures. Si José Luis Zoreda, en tant que représentant des entreprises du tourisme, prédit une stabilisation touristique tournant autour de -0,9%, le secrétaire d'Etat, lui, mise sur un effort conjoint particulier du gouvernement et des régions pour afficher un résultat positif.

Dans ce cadre, des actions concrètes ont d'ores et déjà été entreprises, comme cet accord signé entre le gouvernement et les régions d'Andalousie, les îles Canaries, les îles Baléares et la Communauté de Valence qui engage ces acteurs à investir 72 m€ pour la promotion à l'étranger de ces différentes destinations et ce jusqu'en 2012.

« Le gouvernement a mis le tourisme en tête de ses priorités en 2009 et en 2010, attribuant à ce secteur le plus gros budget de l'histoire espagnole qui a été plus que doublé en 2009 et qui augmentera en 2010. De plus, les plans FuturE et Renove, sont dotés de 1,5 md€ pour le seul secteur du tourisme», a rappelé le secrétaire d'Etat.


Lire aussi dans notre dossier :
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Lire aussi :
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Anna Casal, à BARCELONE


Mardi 26 Janvier 2010



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