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L’Égypte appelle à la reprise du dialogue israélo-palestinien


Israël souffle le chaud et le froid dans les négociations de paix avec la Palestine. Alors que l’Égypte tente un rôle de médiateur, les déclarations israéliennes s'avèrent contradictoires : d'un côté, Israël affirme vouloir relancer la paix, de l'autre, le pays annonce la création d'un mur autour de Gaza.



L'Egypte et la France tentent de faire progresser le dialogue entre Israël et la Palestine. (photo F.Dubessy)
L'Egypte et la France tentent de faire progresser le dialogue entre Israël et la Palestine. (photo F.Dubessy)
ISRAËL. La situation ne s’améliore pas entre Israël et la Palestine. Pourtant les États voisins les poussent à trouver un compromis de paix. Jeudi 16 juin 2016, l’ambassadeur égyptien en Israël, Hazem Khairat déclarait lors de la 16e Conférence annuelle d'Herzliya (agglomération de Tel-Aviv) "qu'une solution à deux États au conflit israélo-palestinien était la seule solution possible."
 
Hazem Khairat déplore la situation de crise que connaît la région : « Le désespoir détériore la stabilité régionale et internationale, et ne fait qu'encourager les organisations radicales qui répandent la mort et la haine .» Par sa voix, l’Égypte se dit prêt à "continuer à travailler avec toutes les parties, y compris en préparant un environnement palestinien approprié et en activant l'Initiative de paix arabe. Mais, seuls les Israéliens et les Palestiniens peuvent faire le choix courageux d'y parvenir."

L'Initiative de paix arabe, approuvée par la Ligue arabe et l'Organisation de la coopération islamique (soit près de soixante pays), offre la garantie à Israël d'une normalisation avec le monde arabe dès la signature d'un accord de paix avec les Palestiniens.
 
Cette nouvelle annonce égyptienne arrive en écho à celle prononcée voici un mois par le Président Abdel Fattah al-Sissi. "Si nous sommes en mesure de résoudre le problème de nos frères palestiniens, notre accord de paix sera plus chaleureux ». Il proposait alors de « jouer un rôle de médiateur entre les Palestiniens et Israël."
 
L’Égypte n’est pas le seul pays à soutenir ce processus de paix. La France tente depuis début mai 2016 de relancer le dialogue entre Israël et la Palestine. Pour cela, elle organisait le 3 juin 2016 une conférence internationale à Paris. Si une trentaine de ministres des Affaires étrangères se trouvaient présents, les deux principaux concernés n’avaient pas été invité à prendre part aux discussions.

Israël recule

Le cas du statut futur de Jérusalem divise (Photo F.Dubessy)
Le cas du statut futur de Jérusalem divise (Photo F.Dubessy)
Pour que le dialogue puisse exister, il faudrait que les deux parties y soient favorables. Israël souffle le chaud et le froid. Vendredi 17 juin 2016, Mekorot, la compagnie israélienne des eaux coupaient l'approvisionnent en eau d'une bonne partie de la Cisjordanie occupée. Privant du coup, les habitants de Salfit, Naplouse ou encore Jénine d'accès à l'eau potable en plein mois de Ramadan. Mekorot invoque un manque d'eau disponible...
Le même jour, le gouvernement israélien autorisait 300 Gazaouis à aller prier à Jérusalem pour la grande prière hebdomadaire. Une semaine seulement après avoir fermer ses frontières avec la bande de Gaza et la Cisjordanie pendant deux jours et avoir annulé 83 000 permis d’entrées dans le pays de Palestiniens. Des représailles après la fusillade du 8 juin 2016 à Tel Aviv, causé par deux Palestiniens et responsable de quatre morts et cinq blessés israéliens.

Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien, annonçait début juin 2016 « vouloir relancer l’initiative de paix arabe » lors de son passage à la Knesset (Parlement israélien). Cette déclaration intervenait peu après la nomination de Avigdor Lieberman au poste de ministre de la Défense. Avec l'arrivée du fondateur et dirigeant du parti nationaliste Israel Beytenou (Israël est notre maison), aux positions anti-arabes intangibles, le gouvernement se droitise plus que jamais.

Le 13 juin 2016, Benyamin Netanyahou affirmait aux ministres du Likoud « qu’il n’acceptera jamais l’initiative de paix arabe de 2002 comme base pour les négociations ». Quelques jours après (16 juin), les autorités israéliennes annonçaient la construction d’un mur le long de la frontière avec Gaza pour résoudre le problème des tunnels du Hamas. Ce projet devrait coûter 8,5 mrds$ (7,5 mrds€).


Ludivine Tur


Vendredi 17 Juin 2016



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