L’Autorité de la concurrence suggère la fin de la DSP sur la Corse
Corisca Ferries n'exclu pas de venir à Marseille, bousculer les actuels délégataires SNCM et CMN, si les OSP devaient être généralisées. (Photo N.B.C)
FRANCE. Dans un avis rendu le 17 février 2012, l’Autorité de la concurrence, préconise la disparition pure et simple, au 1er septembre 2012, de la délégation de service public entre le continent français et la Corse au profit d’une généralisation des obligations de service public. Déjà en place à Nice et Toulon, elles seraient étendues à Marseille. Elle suggère ainsi à la Collectivité de « vérifier que les forces du marché n’assurent pas à elles seules un niveau de services suffisant ».
Compte tenu des difficultés financières de l’Office des Transports de la Corse, le système contribuerait à une « baisse importante des besoins en financement public ». Dans son avis, l’Autorité de la concurrence démontre, chiffres à l’appui, qu’une traversée en DSP (42 870€) coûte dix fois plus cher que la même traversée en OSP (4280€) et que ce système porte moins atteinte à la concurrence. « Il s’agit d’un message fort adressé à la Collectivité. La DSP est une aberration. Elle coûte 113 M€ pour 1,5 million de passagers et l’aide sociale 17M€ pour 2,5 millions de passagers ! » commente Pierre Mattei, directeur général de Corsica Ferries, visiblement très satisfait de cet avis. De son côté, la SNCM, actuelle délégataire aux côtés de la CMN, « se réserve la possibilité d’attaquer cet avis ». Reste à savoir dans quelle mesure l’Office des Transports de la Corse suivra l’avis de l’Autorité de la concurrence. Lire aussi : Paul-Marie Bartoli partisan d'une convention transitoire pour la Corse Nathalie Bureau du Colombier
Lundi 20 Février 2012
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