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L’Algérie reste un marché en croissance pour le secteur automobile


L'industrie automobile méditerranéenne n'échappe pas à la crise. Tous les pays la subissent de plein fouet, mais le soutien de l'Etat (et aussi de la BEI pour les Européens) limite la casse. Primes pour favoriser le changement de voiture, aides directes aux constructeurs, baisses momentanées de TVA, les parades jouent bien leur rôle.

En Algérie, les politiques prêchent pour l’implantation d’une usine de fabrication ou de montage.



Le secteur de l’automobile se porte bien (photo DR)
Le secteur de l’automobile se porte bien (photo DR)
ALGERIE. Le secteur de l’automobile en Algérie ne semble pas avoir subi les contrecoups de la crise économique mondiale. Certes, l’Algérie constitue seulement un marché de ventes, mais pour beaucoup de constructeurs, c'est le plus grand du continent africain après l'Afrique du Sud. 200 000 véhicules sont vendus chaque année.

Avec les achats de pièces détachées, le secteur représente 10% des importations globales du pays, soit 2,8 mds$ par an. Une donnée qui justifie la mise en place de nouvelles taxes sur les véhicules en juillet 2008 selon le ministre des Finances, Karim Djoudi.

En janvier 2009, le secteur a connu une croissance de près de 50%. Selon l’AC2A (Association des concessionnaires d’automobile algériens), le groupe Renault se place en haut du podium avec une augmentation de ses ventes de 30% par rapport à la même période en 2008. Peugeot Algérie arrive en seconde position avec une progression de 49%.

Une industrie automobile locale en 2015 ?

Aujourd'hui, les politiques prêchent pour l’implantation d’une usine de fabrication ou de montage.

Fin mai 2008, le ministre l’Industrie et de la promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, a annoncé que l’Etat algérien était en négociations avancées avec des constructeurs européens et asiatiques, dans le but de créer une entreprise spécialisée dans l’industrie automobile. Le montage se fera en CKD ("complete knocked down", assemblage à partir de pièces détachées) avec un taux d’intégration nationale de 40%.

Les constructeurs automobiles chinois, qui possèdent près de 20% de parts de marché, se disent prêts à implanter des unités d'assemblage, voire de construction.

Mokhtar Chahboub, le pdg de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), estime de son côté qu’une industrie automobile locale en Algérie est techniquement possible d’ici à 2015. Mais à une condition: que les pouvoirs publics lèvent les contraintes rencontrées par les investisseurs et favorisent l’émergence d’une véritable sous-traitance locale (lire: La sous traitance industrielle comme opportunité pour les PME algériennes).

La balle se trouve désormais entre les mains du gouvernement.

Lire la suite de notre dossier
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A. Belkessam, à ALGER


Vendredi 20 Mars 2009



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