Khaled Salem : "Notre projet industriel pour le site corrézien de Bristol Myers Squibb"Le Dr Khaled Salem, Directeur général des Laboratoires Salem, nouvel acquéreur pour 1 euro symbolique du site corrézien de Bristol Myers Squibb (BMS), revient pour econostrum.info sur cette acquisition. Grâce à elle, Salem compte développer ses compétences, puis une activité industrielle orientée vers le façonnage et, dans un troisième temps, produire ses propres molécules.
Site corrézien de Bristol Myers Squibb (photo DR)
econostrum.info: Quelles raisons ont amené votre laboratoire à reprendre le site corrézien de Bristol Myers Squibb ?
Khaled Salem : La croissance de notre entreprise passe essentiellement par la mise sur le marché de nouveaux médicaments. Cette reprise s'inscrit dans la logique d'un renforcement de nos capacités en recherche et développement, ainsi que par le renforcement de nos capacités d'exportation, aussi bien vers les marchés africains qu'européens. econostrum.info: Le site que vous reprenez a-t-il un passif (dettes…) ? Khaled Salem : Il s'agit d'une reprise d'actifs. Aucune dette de l'entreprise cédante n'est transférée au repreneur. econostrum.info: Procèderez-vous à des investissements dans les mois qui viennent et si oui, seront-ils importants ? Khaled Salem : Les investissements à court terme ne concernent que la formation du personnel et la mise à niveau de quelques équipements. Priorité à la formation
econostrum.info: Comptez-vous reprendre la production de votre prédécesseur sachant qu'elle jouit d'une notoriété établie, ou disposez-vous de votre propre projet industriel ?
Khaled Salem : Le groupe BMS en quittant le site de Meymac ne laisse aucune charge d'activité. Ses produits sont transférés vers leur site français principal, à Agen. Nous disposons de notre propre projet industriel intégrant diverses activités (Façonnage, Exploitation d'AMM en Europe, Activités de développement pharmaceutique et de Logistique Internationale...). Les capacités du site sont de 25 millions d’unités par an . L’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient ciblés
econostrum.info: Quels marchés ciblez-vous : la France ? L’Algérie ? Les deux ? D’autres pays ?
Khaled SALEM: Les marchés visés sont aussi bien le marché algérien que français, avec des projet de développement à l'international, vers des pays africains, européens et du Moyen-Orient. econostrum.info: Pensez-vous pouvoir reprendre la totalité des effectifs et à quelle échéance ? Khaled SALEM: A terme nous pensons pouvoir atteindre un niveau d'emploi équivalent à ce qu'il est actuellement pour BMS sur ce site. Un groupe en pleine expansion en Algérie
Une production potentielle de 25 millions d'unités (photo MN)
econostrum.info: Quelle est la part de marché des laboratoires Salem en Algérie ? Quel est son taux de croissance, le nombre de personnes qu’il emploie, son chiffre d'affaires ?
Khaled Salem: Les Laboratoires SALEM ont environ 180 salariés pour plus de 800 M DZD (8,1M€) de CA en 2009. Nous avons quarante-deux produits disponibles sur le marché algérien en 2009 et nous prévoyons d’arriver à plus de cinquante produits en 2010. Le tout en quatre formes galéniques. Les laboratoires Salem ont quatre produits commercialisés en Mauritanie. Nous disposons d’un site de production d’une capacité installée de 20 millions d'unités par an (12 millions d’unités produites et 10 millions de vendues). Un deuxième site de production est en cours de construction à Sétif d’une capacité théorique de 55 millions d’unités par an. Le nouveau site produira de nouvelles formes (pâteuses, semi pâteuses, sèches…). Salem dispose de trois plateformes logistiques pour la distribution en 2009. Nous prévoyons d’arriver à cinq plateformes logistiques en 2010. Propos recueillis par Amal Belkessam, à ALGER
Vendredi 26 Février 2010
Lu 5532 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||



Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







