Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée

            partager partager

Karim Tabbou, Premier secrétaire national du FFS : "L’Algérie mérite une transformation pacifique"


Karim Tabbou avoue avoir été surpris, comme tout le monde, par la soudaineté des soulèvements tunisien et égyptien, mais il savait que ceux-ci étaient inéluctables du fait de la fermeture du champ politique dans les Etats du monde arabe. Le Premier secrétaire national du FFS revient, pour econostrum.info, sur les derniers événements dans le monde arabe et en Algérie pour nous livrer ses impressions et celles de son parti, le Front des forces socialistes (FFS) dont le leader est Hocine Aït-Ahmed.



Karim Tabbou, 1er secrétaire du FFS (photo AB)
Karim Tabbou, 1er secrétaire du FFS (photo AB)
Econostrum.info : La plupart des pays du monde arabe sont touchés par des mouvements de révolte populaire qui ont emporté des dictateurs comme Ben Ali et Moubarak. Avez-vous été surpris par cette irruption des peuples sur la scène politique et quelle est votre appréciation de ces événements ? 

Karim Tabbou : Surpris sur le moment, oui ! Mais pas du tout sur l’aboutissement inéluctable vers ce type de situation par des dirigeants qui ont fait de ces pays des pays fermés. Ce mode de gestion qui exclue la population, basée sur la violence, qui n’obéit à aucun contrôle et qui a empêché la formation de contre-pouvoirs dans la société, de partis politiques puissants. Cela ne pouvait pas aboutir à une situation politique autre que la révolte.

Econostrum.info : Mais, pensez-vous que le régime du président Bouteflika soit en mesure de se démocratiser ? Si non, croyez-vous, à court terme, à la possibilité d’une dynamique semblable à celle à l’œuvre chez nos voisins de l’Est ? 

Karim Tabbou : Je ne pense pas que ce soit le régime de Bouteflika, ce régime était là même avant son arrivée. C’est ce régime qui a ramené Bouteflika et non l’inverse.
Aujourd’hui le régime politique en Algérie est tel que le président en est un élément.

La nature du pouvoir algérien est beaucoup plus complexe que sa réduction à des personnes.
C’est un système compliqué basée sur la puissance des services de renseignements, notamment le DRS, qui est présent dans tous les domaines de la vie (hôpitaux, universités, partis, marchés, télévision, association…). Il y a un service puissant qui monopolise le jeu politique. Il n’obéit à aucun contrôle puisque la majorité des actes de gestion du pays se passent en dehors des institutions. On peut aligner les institutions (un chef de l’Etat, un parlement, un sénat, des APC, APW…) mais nous sommes convaincus que le jeu politique se déroule en dehors de toutes ces institutions.
Bouteflika participe à ce jeu mais sans en être le pouvoir entier.

Le changement qui doit se produire en Algérie doit dépasser le départ d’un homme. Cela doit être un changement à même de permettre à l’Algérie d’accéder à la démocratie.

Maintenant sur le mode d’accès à la démocratie, sur un plan personnel, je ne crois pas aujourd’hui à la seule possibilité de faire évoluer le système politique algérien vers la démocratie de l’intérieur.
Les expériences sont là, il y a bien des partis politiques, il y a bien des expériences de gens qui ont cru à la possibilité de réformer le pouvoir de l’intérieur.
La dernière en date, rapportée par les médias nationaux et internationaux, a été l’élection présidentielle de 2004, lorsque l’ancien premier ministre de Bouteflika, Ali Benflis, s’était porté candidat. Il y a eu tout un tapage médiatique et on a voulu à ce moment là accréditer la thèse qu’il était possible de réformer le système de l’intérieur en jouant tel clan contre tel clan. L’aboutissement de cette élection a bien prouvé que le système est cimenté par des intérêts qui arrivent à unir tous les compartiments du pouvoir.

Aujourd’hui, nous pouvons dire que l’argent, la corruption, la rente constituent le ciment essentiel du pouvoir. Donc, quand il s’agit d’aller vers le pouvoir, le système semble plus fermé parce qu’il est traversé par des intérêts que veulent préserver les uns et les autres.

Quel genre d’ouverture est possible ? Sur un autre plan, je pense que l’Algérie mérite une transformation pacifique, l’Algérie a payé les frais, la facture la plus élevée de la revendication démocratique, de la liberté.
L’Algérie a besoin d’une transformation pacifique et prendra le temps qu’il faut.

La réalité de la société algérienne et du pouvoir algérien rendent la situation plus compliqué qu’en Tunisie.

L’ouverture doit se faire autant dans le pouvoir que dans la société. Aujourd’hui, il y a un travail à faire autant pour transformer le pouvoir que pour transformer la société.
C’est une société qui a été écrasée par le régime instauré depuis l’indépendance, mais cet écrasement, cette destruction a été encore aggravée par vingt ans de guerre civile, de violence.

La violence qui a trop duré laissera des séquelles, des traumatismes très profonds dans la société. En Algérie, le pouvoir a utilisé ces traumatismes comme moyen de chantage sur la société et dès que l’on évoque le mot changement, il veut imposer un seul regard qui laisse la population ne considérer le changement que comme un retour en arrière.

Lorsque vous dites à des Algériens qui ont subit de tels traumatismes, de telles atrocités que le changement risque d’être le retour vers cette situation cela évoque chez chacun d’entre nous un sentiment de méfiance, de doute sur la possibilité de changer les choses dans l’immédiat.
Le travail que nous devons accomplir est encore plus compliqué que le travail qui s’accomplit dans ces sociétés révoltées.

Très certainement, les Algériens ont leur part de colère, de révolte. Mais pour passer à un mouvement dynamique de la société, cela nécessitera la reconstruction de beaucoup de ressorts qui ont été cassés.

Les Algériens ont perdu confiance en leur élite. Une grande partie de cette élite a accepté de jouer le jeu du pouvoir.

Aujourd’hui, la classe politique dans sa majorité est discréditée.

La crédibilité coûte cher

Karim Tabbou, Premier secrétaire national du FFS : "L’Algérie mérite une transformation pacifique"
Econostrum.info : L’un des obstacles auxquels les partisans de la démocratie sont confrontés aujourd’hui en Algérie est celui de la difficulté à rassembler les énergies. Les Algériens se rassemblent autour de questions socio professionnelles, il y a des grèves partout, mais ils boudent les partis. Comment comptez-vous résoudre ce problème pour mettre en place cette jonction entre votre parti et ces mouvements sociaux ? 

Karim Tabbou : La jonction même au niveau des mouvements sociaux peine à se réaliser. Il existe des facteurs objectifs qui font que ce pays a connu des moments dramatiques qui ont cassé les ressorts. Et, en l’absence d’espaces d’expressions chacun essaie d’exister là où il est.

L’arrêt du processus démocratique, c’est tout simplement le dressement de toutes sortes de barrières à la fois matérielles, physiques et mentales à la jonction de ces mouvements. Finalement, depuis 1991, d’une manière méthodique et systématique on a empêché la société de s’organiser.

La jonction avec la classe politique… au risque de vous choquer, je ne crois pas à la classe politique en Algérie. Il y a des individus, des groupes de personnes qui essaient de résister, d’exister. Parler de partis politiques dans le contexte algérien, c’est croire qu’il y a un jeu politique qui fait qu’il y a des partis qui activent.

La réalité est que les partis politiques dans un pays normal doivent émaner de la société, doivent être l’expression des opinions politiques et sociales de la société. Or, nous sommes dans un pays où les partis politiques sont créés à coup de décision administrative. Ce sont plus des partis créés par le pouvoir que sécrétés par la société.

Nous ne pouvons pas parler d’une classe politique plurielle... Dans ce pays, il y a des poches de résistances, il y a des groupes de personnes, des citoyens qui essaient de s’organiser. Ils arrivent à se structurer dans des organisations.
Le FFS est l’un des foyers de la résistance dans ce pays, mais parler de la classe politique au sens vrai du terme je n’y crois pas.

L’Algérie est un pays unique où il y a plusieurs partis uniques. Il y a des partis créés par une administration et qui servent de devanture démocratique au régime. C’est un pays qui compte une soixantaine de partis, mais la réalité est que mis à part quelques mouvements comme le nôtre qui a un capital historique de militants de générations en générations qui se sont transmis cette lutte, la majorité ce sont des boites.

Econostrum.info : Comment peut se faire cette jonction pour le FFS ?
 

Karim Tabbou: Le FFS essaie d’exister, de résister, de maintenir sa ligne directrice. Une chose est sûre, c’est que les adversaires les plus acharnés contre le FFS, quand ils évoquent le FFS, ils lui reconnaissent un certain nombre de valeurs notamment éthique. Nous n’avons pas été enrôlés dans les affaires du pouvoir, de corruption, de mauvaise gestion…

Nous avons eu des cadres et des militants assassinés. Je vous rappelle que l’année même de sa création, il a payé le facture de plus de 400 martyrs et de plus de 3 000 blessés. L’acte de création du FFS a été sévèrement réprimé. Lors de la guerre civile, le FFS a été l’un des rares partis à avoir parlé de dialogue, de paix, de réconciliation… Tous ces mots là, le FFS a payé les frais de la défense de ses principes. Le FFS a gardé une crédibilité auprès de l’opinion publique même avec un nombre réduit de militants, de représentations dans les institutions. Il a le respect des gens même de ceux qui ne sont pas d’accords.

La crédibilité coûte cher et aujourd’hui la classe politique qui ne dispose pas de cette crédibilité auprès de la population ne peut pas faire de jonction avec elle.

Il faut mériter la confiance de la population.

Karim Tabbou, Premier secrétaire national du FFS : "L’Algérie mérite une transformation pacifique"
Econostrum.info : Quels rapports doivent entretenir, selon vous, les revendications démocratiques et les revendications économiques et sociales ? 

Karim Tabbou : Elles sont liées. La société, le citoyen en général, exprime autant le besoin économique, social que politique. Malheureusement, l’absence d’une élite, d’une classe politique crédible qui peut élaborer et formuler ces demandes sous formes de projet a fait qu’il y a une confusion et à chaque fois, nous avons des émeutes, des révoltes mais qui n’aboutissent pas à une formulation, ni par le slogan, ni par des plateformes concrètes et l’Algérie a connu depuis 1999 une série infinie d’émeutes dans le Sud, le Nord , l’Est ou l’Ouest du pays…
Ces émeutes ont mobilisé des pans entiers de la société. Ce mouvement aurait dû aboutir à un projet. Malheureusement, cela reste des revendications séparées les unes, des autres. Si les citoyens ne trouvent pas d’espaces pour se parler, pour élaborer par eux-mêmes autant dans des espaces publics d’expressions que dans des organisations et société civile.
S’ils ne trouvent pas ces espaces, cela restera des mouvements de colère.

Econostrum.info : Pouvez-vous nous expliquez, à grands traits, la démarche politique du FFS pour instaurer la démocratie en Algérie ? 

Karim Tabbou : Le FFS a fait la différence. Depuis des années, il n’a pas cessé d’appeler au dialogue qui, pour lui, est un des instruments, un des moyens par lesquels on pouvait parler à la société. Malheureusement, le FFS n’a pas été écouté.

Le FFS a essayé de signer des contrats, il n’y a pas un parti politique avec qui le FFS n’a pas signé de contrat. Dans ces tentatives répétées de créée une plateforme de travail. Il a buté sur un problème de sérieux, d’engagement de ses partenaires et surtout à la violence du pouvoir face à ces initiatives. En 2001, lors des émeutes qui ont éclaté dans tous le pays, le FFS a produit un mémorandum qu’il avait adressé au chef de l’Etat et aux généraux décideurs en leur disant : « Nous avons des possibilités de créer de choses pour aller vers la démocratie. »
Malheureusement, à chaque fois, ces propositions sont rejetées et combattues.

Construire une démocratie s’est commencer par s’imposer une éthique, un sérieux. C’est d’abord mériter la confiance de la population.
Aujourd’hui, nous sommes combien à mériter la confiance de la population ? Je ne le sais pas.
Dès lors qu’un député considère que détenir un sac d’argent est plus important que de représenter une population, cela crée un problème de confiance.
Combien de partis sont contaminés par ce phénomène de corruption ? Ils sont plusieurs pour ne pas dire majoritaires.
Donc, quand vous appelez les Algériens à sortir dans la rue, il est clair qu’ils ne vont pas sortir dans la rue. Aujourd’hui, les Algériens ont suffisamment de colère, d’envie... L’écrasante majorité d’entre eux sont branchés quotidiennement sur les chaines satellitaires et se voient eux-mêmes à la Place Tahrir, à Tunis, à Benghazi…

Au fond d’eux-mêmes, les Algériens veulent que cela arrive même chez eux. Mais dès lors qu’ils passent à la dimension pratique et qu’ils comptent le nombre de personnes, de structures, d’organisations qui peuvent conduire à un tel mouvement, ils s’apperçoivent qu’elles ne sont pas très nombreuses à disposer de la confiance des citoyens.

Le FFS essaie de réduire la distance avec la population.

La priorité est de nous tourner beaucoup plus vers la société

Econostrum.info : Justement, qu’attendez-vous du meeting que vous organisez le 4 mars 2011 à Alger ? 

Karim Tabbou : La première des choses, c’est de dire que nous sommes un parti, que nous faisons de la politique. Aujourd’hui pour nous, entre taper sur un policier et convaincre un citoyen, nous avons fait notre choix.

La priorité est de nous tourner beaucoup plus vers la société en essayant de lui parler, de la comprendre, de lui expliquer.

Le FFS a décidé de mener un travail d’explication de proximité avec la société et nous avons décidé d’organiser une série de meetings. Le meeting du 4 mars est le premier d’une série de rencontres que va tenir le FFS avec la population.
Nous voulons donner une autre image de la politique, en disant qu’il est possible de se parler, de partager des choses, d’envisager ensemble des choses sans avoir à recourir à la violence. Ni tomber sur le terrain du pouvoir qui nous ramène à chaque fois à celui de la confrontation.

Aujourd’hui, si nous devons mesurer le rapport de force dans une logique de confrontation, il est clair que le rapport de force est très très favorable au pouvoir en termes de moyens de confrontations. Nous voulons aller sur le terrain de la mobilisation de la population.

Si nous sommes nombreux à être convaincus et à être mobilisés pour sortir dans la rue, nous allons renverser le rapport de force. Pour le moment, la priorité est d’aller à la rencontre de la population.

Nous avons eu affaire à trois marches de la police et trois démonstrations de force par le pouvoir. Ailleurs, la police fait des exercices de simulation pour se préparer. Chez nous, la police n’a pas besoin de simuler. Elle a toujours des exercices au quotidien. Sur le plan politique, le pouvoir, en répétant des échecs de ce type, n’a fait que donner une image d’une opposition insignifiante, fragile, non représentative. Une opposition qui n’arrive pas à mobiliser la population.

La responsabilité politique de ceux qui appellent à une marche sans évaluer l’impact de cette marche sur les rapports de force entre la société et le pouvoir, c’est à se poser la question quant à l’objectif de ces marches.

Je suis en droit de me poser des questions : est-ce que l’on n’a pas fait de fausses émeutes pour éviter les vraies, est-ce que l’on n’a pas fait de fausses marches pour éviter les vraies.

La logique de corruption qui est en train de ravager tout le pays

Econostrum.info : Que pensez-vous de la politique économique du pays, du « retour au patriotisme économique » et des dernières mesures économiques prises par le gouvernement ?

Karim Tabbou : On ne peut pas qualifier cela de politique économique, c’est une gestion du pays qui n’obéit à aucune norme. Les hommes d’affaires, les observateurs, les économistes… n’arrivent pas à comprendre cette politique.

Dans une période très limitée, nous avons vu les mêmes personnes qui plaidaient la libération du marché, la privatisation… prendre des mesures qu’ils appellent de « patriotisme économique ». On ne peut pas développer un pays que par une politique économique dite de patriotisme ou autre.

Aujourd’hui, il n’y a pas de vision claire qui fixe la durée, les objectifs, les moyens pour réaliser ces objectifs. A titre d’exemple, il y a quelques années, le chef de l’Etat a produit une loi sur les hydrocarbures, le parlement l’a adopté à l’unanimité. Quelques jours après, le même chef de l’Etat retire cette loi, la révise et la bouleverse en profondeur et le même parlement l’a adoptée à l’unanimité.

Les mesures qui ont été prises, sont des mesures qui ne peuvent pas s’insérer dans une politique économique. Il s’agit de mesures urgentes par lesquelles le pouvoir essaie de calmer la grogne sociale.

D’un côté on défiscalise, de l’autre on laisse se développer le marché de l’informel.
Nous sommes le seul pays au monde où un représentant de l’Etat intervient à la TV, en l’occurrence le ministre de l’Intérieur, pour dire en substance : « Qui sont ces gens qui sont en train de faire circuler la rumeur que l’on allait combattre l’informel ? » Et il dément l’existence d’une intention de l’Etat de combattre l’informel.

Que dire de la logique de corruption qui est en train de ravager tout le pays autant dans le secteur économique, financier. Nous sommes dans un processus de métastase mafieuse.

Ces mesures ne peuvent pas obéir à une logique économique. L’économie algérienne dépend de la vente du pétrole. Ces rentrées d’argent n’ont pas provoqués une dynamique de développement, d’investissement.

Depuis 10 ans, le chef de l’Etat a fait la promesse de construire un million de logements. La majorité des experts disent que cela n’a obéi à aucune étude préalable ni sur le besoin ni sur le possible.

Aujourd’hui la majorité des communes qui doivent abriter des programmes de logements ne disposent même pas de terrain.
On se retrouve avec des chiffres qui sont envoyés aux institutions internationales, avec des logements qui n’existent que sur maquette.

Depuis dix ans, on a chaque année une loi de Finance complémentaire car l’on arrive même pas à avoir une projection sur une année. Le climat général est marqué par un manque de vision économique. Il y a une vision politique qui vise à utiliser l’agent du pétrole pour maintenir le système en place et l’équilibre social.


Propos recueillis par Amal Belkessam, à ALGER


Mercredi 2 Mars 2011



Lu 3934 fois


Les articles qui devraient vous intéresser
< >

Commentaires

1.Posté par itri le 02/03/2011 17:54
Je vois un Tabbou qui n'as pas changé son discours malgré l'ébullition de tous les états de monde arabe ' problème de RCD ' ministre de l'intérieur.......' mais apparemment aucune proposition pour aller de l'avant. Le peuple maintenant n'a pas besoin de discours, il veut des actes et est à la recherches de vrais acteurs. Je suis vraiment désolé de voir un parti comme le FFS qui dans le temps faisait trembler le pouvoir par l'organisation de marches autorisées ou non autorisées, qui aujourd'hui le supplie pour une autorisation pour un meeting....vraiment dommage que le FFS arrive à ce stade de déstructuration.

2.Posté par abdelk le 03/03/2011 00:13
Je partage beaucoup de choses dite par le 1er secrétaire du ffs, mais on remarque un certain manque de confiance en soi qui est visible dans la démarche en ce moment précis. Je pense que c'est le moment idéal pour demander un changement radical et les signes de faiblesses du pouvoir sont visibles. La crédibilité manque aux deux camps pouvoirs et opposition, ni les uns ni les autres ne peuvent gagner leur confiance. Le miracle viendra, mais d'où, nul ne peut le dire. Karim du ffs.

3.Posté par Amede le 03/03/2011 14:36
La constatation étant faite, avec le bouleversement en Tunisie, en Égypte, et maintenant en Libye pour très bientôt, en attendant le reste, l'Algérie va procéder à l'ouverture de la Frontière Ouest. Ne pensez vous pas qu'il est temps de penser à l'UMA des peuples qui est plus efficace démocratiquement que celle des chefs d'états, qui finissent par "disparaitre".

4.Posté par B NADIR le 03/03/2011 19:12
Franchement, nous connaissons la situation, mais vous tergiversez car vous n’offrez pas de solution. C’est comme dire il faut démocratiser un pouvoir pourri...Ça ne vous rappelle rien M. TABBOU. Vous semblez avoir perdu le Nord et que la levée de l’état d’urgence risque de vous faire prendre le FFS, car vous n’en proposez pas d’alternative. Aujourd’hui, l’heure est à l’action et d’aller à la rencontre du citoyen et non de trouver des «ennemis». Les Démocrates se battent d’abord sur le terrain et condamnent les actes de barbaries et de Violence? Aucune réaction de votre part à ce qui s’est passé à Oran, dont la CNCD fédére toutes les forces. M. TABBOU, l’Algérie a besoin d’un FFS généreux...

5.Posté par Meryem le 04/03/2011 11:42
D'accord, mais...dans ce cas "construire une démocratie" commence déjà par la création d'une assemblée constituante qui aura pour tache (comme son appellation l'indique) de formuler une NOUVELLE CONSTITUTION sans ceux qui ont été au pouvoir jusqu'à présent.

Il faudrait doter le pays de cette assemblée de personnes - qui n'ont pas les mains sales et qui ne sont pas compromis - d'ici au 5 juillet 2011, date anniversaire de l'indépendance.

Et, de juillet 2011 à juillet 2012, le pays pourrait se doter des institutions représentatives (et de contrôle) nécessaires à un État (finalement) de droit.

Et ce serait un beau cadeau que de fêter 50 ans d'indépendance dans ce nouveau climat, si les tenants du pouvoir actuel savaient se retirer dans la dignité car personne n'en veut plus. Ils n'ont jamais été élus, mais désignés et imposés par la force de l'armée, de la police politique et d'autres systèmes de conditionnement et de répression de l'État.

Meryem

6.Posté par Karim le 04/03/2011 11:52
Un exemple de changement, la construction de logement !

Oui, la construction c'est bien, mais pour qui ??
Moi je suis d'origine d'Oran et j'ai rencontré une personne qui m'a demandé si je voulais un logement pour pas cher, et je devais donner en contrepartie de l'argent sous la table !
Bien sûr j'ai refusé, mais y a t-il beaucoup de gens qui vont refuser ces offres alléchantes !
Pour 400 millions de centimes, un logement flambant neuf !

Et oui, la corruption atteint des points de non retour chez nous ! C'est très grave !
Et personne ne fait rien, même pas soi disant la cellule anti corruption !


7.Posté par karim le 05/03/2011 13:49
Le changement doit commencer d'abord et avant tout au niveau des partis politiques. Karim Tabbou lui même est concerné par ce changement. Au niveau du parti qu'il contrôle avec une main de fer, il arrive déjà a bien garnir son bilan macabre. Plusieurs militants sincères sont victimes de sa gourmandise politique. Il a les attributs des grands dictateurs en étant à ce niveau encore bas de la politique.
Djedai qui était et qui est notre espoir a été marginalisé et chasser du parti par ce sinistre personnage.
Balayons devant nous avant d'aller ailleurs.

8.Posté par Arezki le 05/03/2011 14:18
La revendication historique et cardinale du FFS est l’élection d’une assemblée constituante. Pour être à la page c’est ce qui se fera en Tunisie et en Égypte. L’analyse développée par Karim Tabbou est juste mais trop académique. Pratiquement, le FFS, premier parti d’opposition, comme il se plait à le dire, ne fait aucune proposition de rupture avec ce système qu’il dénonce et a «combattu». Pour s’exprimer il a fallu qu’il obtienne une autorisation et paye 200 000 DA de location de la salle ATLAS, pour s’écouter et discourir.
Le pouvoir, comme le dit si bien M.Tabbou, réduit tout à des problèmes de fiscalisation de produits de large consommation : après la pomme de terre, de la viande ovine congelée, voilà venu le tour de l’huile et du sucre. Bientôt les lentilles et les haricots !
Le FFS appelle à la construction d’un Maghreb des peuples : nous risquons, nous ne le sommes pas déjà, d’être dépassés par la Tunisie, l’Égypte, et voire même le Maroc.
M.Tabbou ! Le peuple veut du concret. Il veut des solutions au chômage, arrêter l’hémorragie de nos jeunes qui préfèrent la harga,combattre la corruption et l’éradiquer par la restitution des richesses du peuple, une vie libre et décente, en résumé il veut une citoyenneté pleine et entière.

Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.















RÉflexions

Réflexion

La Méditerranée orientale entre permanences stratégiques
et enjeux contemporains


avis d'expert

Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
de la Turquie, associée
au groupe d’analyse
de JFC Conseil


 




Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA















Suivez econostrum.info en direct sur Facebook








  L'actualité économique
en Méditerranée, avec le soutien
de nos partenaires :
Anima       BEI
 
PlanBleu          avitem
 
Euromediterranee
Région PACA        EDF
 
AeroportMP            Femise