Le pavé dans la mare... nostrum

Hallali

par Willam Allaire

Et couic ! Exit le bacon.

Qu’une chaîne française de restauration véloce se préoccupe du taux de cholestérol de ses clients, et c’est aussitôt l’hallali.

Certains voyant dans cette mesure une manœuvre marketing à connotation communautariste (ou l’inverse...), l’atmosphère tourne vite à la quasi burger civile.

Aussitôt, des édiles qui n’avaient probablement jamais croqué de leur vie un burger nappé de bacon montent au front, dénonçant le tour de cochon discriminatoire d’une entreprise privée.

Et le couic de Quick accouche d’un grand couac...

Cette poussée de cholestérol est étonnante. Car de l’autre côté des Alpes, un restaurateur véloce made in USA a décidé de caresser la fibre patriotique de la clientèle en lançant le burger 100 % made in Italy.

Désormais, dans toutes ses échoppes à l’enseigne sang et or le consommateur peut déguster un burger à base de denrées certifiées prodotte in Italia : viande, huile d'olive, parmiggiano reggiano, bresaola, farine de blé saraceno, oignons de Calabre, artichauts romains, etc.

Cette démarche patriotique pas non plus dénuée d’arrière-pensées marketing a même été adoubée par le ministre de l’agriculture himself, Luca Zaia, membre de la très tolérante Ligue du Nord et fervent adversaire des OGM et des restaurants « ethniques ». Au grand dam des amoureux de la cuisine transalpine qui vivent ce soutien officiel comme une trahison de l’identité italienne.

La morale de cette mauvaise cuisine : difficile de mettre tout le monde d’accord autour de la table. D’autant que la discrimination gagne du terrain : samedi dernier, une pizzeria a refusé de me servir un couscous. 


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Israël n'est pas près de s'investir dans l'Union pour la Méditerranée

Selon certains observateurs, le nouveau gouvernement israélien n’est pas près de faire avancer le projet de l’Union pour la Méditerranée. L'Iran et le dossier palestinien sont les sujets prioritaires, qui politisent et bloquent toute coopération inter-régionale.



Israël a d'autres priorités plus urgentes que l'UPM (photo JDL)
Israël a d'autres priorités plus urgentes que l'UPM (photo JDL)
ISRAEL. L’Union pour la Méditerranée n’est toujours pas une priorité pour Israël. C’est en substance la conclusion que l’on peut tirer des récents propos tenus par Eran Lerman, un spécialiste de la géopolitique israélienne dans une interview accordée à l’agence ANSAmed.

Selon lui, le nouveau gouvernement israélien n’a pas vraiment eu le temps de se consacrer à ce dossier alors qu’il est déjà débordé par de nombreux sujets cruciaux : le processus de paix et les positions du président américain Obama, l’économie, le dossier des Arabes israéliens et, avant tout, le problème iranien.

« Téhéran est la principale priorité d’Israël car même si les Palestiniens obtiennent leur Etat, l’Iran, c' est le pays qui ne reconnaît pas Israël », insiste Eran Lerman.

Mais le dossier palestinien conduit toujours à une politisation et à un blocage de tout processus de coopération intra-méditerranéen. Bref, pour Israël, le dossier Méditerranée peut attendre et ne sera pas le canevas qui pourra faire avancer les négociations avec les Palestiniens.

A moins que l’actuel ministre pour la Coopération régionale, Silvan Shalom, qui garde une certaine influence sur le parti au pouvoir, même s’il a été marginalisé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ne trouve un intérêt dans la problématique méditerranéenne et la mette en avant.


Au sommaire de notre dossier :

L'Union pour la Méditerranée va-t-elle sortir de sa voie de garage ? 
Olivier Stirn : « L’UPM doit créer un axe Euro-Afrique »


Le Maroc déçu par l'UPM

L’UPM ne fait pas recette auprès des Algériens

Gilles Pennequin : « Il ne faut pas attendre la paix pour faire des projets »

Philippe de Fontaine Vive : « Il faut accepter de ne pas passer le niveau politique »



Mardi 23 Juin 2009




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