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Israël n'est pas près de s'investir dans l'Union pour la Méditerranée

Selon certains observateurs, le nouveau gouvernement israélien n’est pas près de faire avancer le projet de l’Union pour la Méditerranée. L'Iran et le dossier palestinien sont les sujets prioritaires, qui politisent et bloquent toute coopération inter-régionale.


Israël a d'autres priorités plus urgentes que l'UPM (photo JDL)
Israël a d'autres priorités plus urgentes que l'UPM (photo JDL)
ISRAEL. L’Union pour la Méditerranée n’est toujours pas une priorité pour Israël. C’est en substance la conclusion que l’on peut tirer des récents propos tenus par Eran Lerman, un spécialiste de la géopolitique israélienne dans une interview accordée à l’agence ANSAmed.

Selon lui, le nouveau gouvernement israélien n’a pas vraiment eu le temps de se consacrer à ce dossier alors qu’il est déjà débordé par de nombreux sujets cruciaux : le processus de paix et les positions du président américain Obama, l’économie, le dossier des Arabes israéliens et, avant tout, le problème iranien.

« Téhéran est la principale priorité d’Israël car même si les Palestiniens obtiennent leur Etat, l’Iran, c' est le pays qui ne reconnaît pas Israël », insiste Eran Lerman.

Mais le dossier palestinien conduit toujours à une politisation et à un blocage de tout processus de coopération intra-méditerranéen. Bref, pour Israël, le dossier Méditerranée peut attendre et ne sera pas le canevas qui pourra faire avancer les négociations avec les Palestiniens.

A moins que l’actuel ministre pour la Coopération régionale, Silvan Shalom, qui garde une certaine influence sur le parti au pouvoir, même s’il a été marginalisé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ne trouve un intérêt dans la problématique méditerranéenne et la mette en avant.


Au sommaire de notre dossier :

L'Union pour la Méditerranée va-t-elle sortir de sa voie de garage ? 
Olivier Stirn : « L’UPM doit créer un axe Euro-Afrique »

 

Le Maroc déçu par l'UPM
 

L’UPM ne fait pas recette auprès des Algériens
 

Gilles Pennequin : « Il ne faut pas attendre la paix pour faire des projets »
 

Philippe de Fontaine Vive : « Il faut accepter de ne pas passer le niveau politique »



Fanny Llorca avec ANSAmed


Mardi 23 Juin 2009



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