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Le pavé dans la mare... nostrum
La possibilité d’une île...par Willam AllaireLa Grèce file un mauvais coton. Criblé de dettes, le berceau de la démocratie est la proie des spéculateurs. Acculé, le nouveau gouvernement de Georges Papandréou vient de prescrire une méga cure d’austérité au pays. Gel des retraites, hausse de la TVA, coupes salariales pour les fonctionnaires... ce plan d’économies a évidemment été accueilli dans l’allégresse générale à Athènes dont les rues ont aussitôt été envahies de manifestants protestant contre ce régime de minceur. Dans les grandes capitales européennes, l’accueil fut plus chaleureux. Inquiètes de la menace sur la stabilité de l’euro, les chancelleries, Angela Merkel en tête, ont applaudi « l’effort impressionnant » (sic) des Hellènes. Effort d’autant plus impressionnant qu’il ne coûte pour l’instant absolument rien aux européens, plus prompts au soutien platonique qu'à la solidarité financière. C’est dans cette joyeuse atmosphère qu’un groupe de députés libéraux allemands a émis une idée saugrenue : ces bons samaritains proposent aux Grecs de vendre quelques-unes des îles de leur archipel. « On vous donne de l’argent, vous nous donnez Corfou ! », a résumé le tabloïd Bild, quotidien le plus lu en Allemagne. Cette proposition a aussitôt mis en émoi les promoteurs et autres opérateurs touristiques, alléchés par la perspective d’une saisie insulaire. D’autant qu’après la Grèce, d’autres pays européens se trouvent dans le collimateur des spéculateurs : le Portugal, l’Espagne et l’Italie. Avis aux amateurs : après Corfou, Ibiza pourrait bientôt rejoindre la liste des îles à vendre. Et après-demain, peut-être, selon l’ampleur du déficit, la Sicile... ou Lampedusa, îlot bien connu des naufragés de l’exil. Des naufragés qui cèderaient probablement volontiers leur place au soleil aux libéraux allemands...
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Internet explose au Maroc, gare à la cybercriminalité !Selon l’Agence nationale de réglementation des télécommunications, le Maroc comptera 12 millions d’internautes en 2012. Une croissance rapide tirée par le haut débit et propice au développement de la cybercriminalité, estime Laurent Heslault, directeur technique chez Symantec.
Laurent Heslault, directeur technique Europe-Méditerranée chez Symantec (photo Symantec)
MAROC. Tandis que le Maroc voit le nombre de ses internautes croitre de façon exponentielle et développe l’accès haut débit ADSL et l’internet 3G, qui permet la visiophonie et l’internet mobile, les problèmes de sécurité vont se multiplier.
« La cybercriminalité suit de manière systématique le déploiement du haut débit internet dans les pays, notamment émergents. Car la priorité est de développer le réseau, la sécurité vient ensuite », indique Laurent Heslault, directeur technique zone Europe-Méditerranée chez Symantec, premier éditeur mondial de protection de l'information sur Internet. Or, avec 1,6 million d’attaques sur le web recensées en 2008, soit 60% de toutes celles recensées par l'éditeur en 17 ans, la cybercriminalité mondiale est en plein boom, selon la dernière édition du Rapport sur les menaces sur la sécurité internet de Symantec. Voler de l'information
«Au moins 90% de tout ce qui circule sur internet comme maliciels ou logiciels malveillants, type virus, ver, chevaux de Troie, spyware, keylogger, porte dérobée, fait partie d’une cybercriminalité mondiale plus ou moins organisée, destinée à voler de l’information», souligne Laurent Heslault.
Un business et une économie souterraine extrêmement rentables. Sur certains sites, on trouve à la vente des numéros de comptes et de cartes bancaires volés, des login, des mots de passe, des données personnelles, des identités subtilisées... « Dans ce contexte, il convient d’informer et d’éduquer les particuliers et les entreprises. Si les établissements financiers sont conscients des problèmes, c’est moins le cas des industries, des PME et des particuliers. Il faut de la technologie pour se protéger, et puis des réglementations, des normes de sécurité dans les entreprises, de la bonne gouvernance », estime le directeur technique de Symantec. 12 millions d'internautes en 2012
A la fin mars, le Maroc comptait quelques 834 000 abonnés internet, un chiffre en hausse de 43% par rapport à 2008.
Mais entre les cybercafés (43% des connexions se font hors domicile) et le partage d’une même ligne privée ou professionnelle, on estime qu’un Marocain sur cinq est un internaute. Selon les prévisions de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), d’ici la fin 2012, le nombre d’internautes au Maroc devrait même atteindre 12 millions contre 6,6 millions à fin 2008. Avec Facebook, qui connait un véritable engouement au Maroc, la récolte de données personnelles devient facile. Les cybercafés qui pullulent sont également vulnérables. L’échange de fichiers MP3 est aussi source de propagation. A Casablanca, dans le souk de Derb Ghalef, temple du piratage informatique au Maroc, des versions copiées d’anti-virus se négocient à un euro. Non actualisées, ces copies offrent une protection illusoire. Une gageure qui ne dit pas son nom. Vendredi 19 Juin 2009
Christelle Marot, à CASABLANCA
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