Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée

            partager partager

Grève générale largement suivie en Grèce




GRECE. La grève générale du 4 février 2016 appelée par les syndicats des secteurs privés et publics pour protester contre la réforme des retraites imposées par les créanciers du pays et que le gouvernement d’Alexis Tsipras applique a été largement suivie.

Elle a paralysé les transports urbains, aériens et maritimes, les hôpitaux, les écoles, les administrations.

Les manifestations organisées au cours de cette journée par les syndicats et soutenues par des partis d’opposition de gauche ont drainé, selon la police, 40 000 personnes à Athènes et 14 000 à Thessalonique, la seconde ville du pays. Ils n’étaient que 20 000 en novembre 2015 et moins de 15 000 en décembre de la même année.

Les salariés n’étaient pas seuls à faire grève et à manifester. De nombreux commerçants ont baissé leur rideau alors que des agriculteurs bloquent les routes depuis déjà plusieurs semaines. Les médecins, avocats, vétérinaires et autres assureurs se mobilisent également.

La veille, et pour les mêmes motifs, les journalistes s’étaient mis en grève de l’information pour 24 heures, stoppant toute activité dans la plupart des médias.

1,8 mrds € d'économies

Toutes ces catégories sociales protestent contre une réforme qui devrait rapporter à l’Etat, selon l’UE et le FMI, 1,8 mrds € d’économies, soit 1% du PIB du pays.

Considérant que les retraites représentent 17,5% du PIB en Grèce contre 11,5% en moyenne dans le reste du continent, le gouvernement entend ramener le plafond des retraites de 2 700 à 2 300 €. La réforme prévoit également d’unifier tous les régimes, de fixer la retraite minimum à 384 € et de relever les cotisations sociales.

Accusé par de nombreux Grecs d’avoir trahi ses engagements, le chef du gouvernement, Alexis Tsipras entend appliquer cette réforme afin d’éviter l'effondrement du système des retraites. Affirmant  défendre les plus vulnérables, il espère grâce à cette concession arracher aux créanciers l’ouverture de négociations visant à alléger une dette qui représente 200% du PIB.

Il devra pour cela faire voter cette réforme impopulaire par le Parlement à la mi-février. Ayant été délesté de son aile gauche (25 députés) au cours de l’été 2015, il ne dispose plus que d’une courte majorité de 153 élus sur 300.
 


Sarah Kofi


Vendredi 5 Février 2016



Lu 2813 fois


Les articles qui devraient vous intéresser
< >
Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.















RÉflexions

Réflexion

Pendant ce temps, la guerre du pétrole ne faiblit pas...


avis d'expert

Par Guillaume Almeras, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil


 




Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA















Suivez econostrum.info en direct sur Facebook








  L'actualité économique
en Méditerranée, avec le soutien
de nos partenaires :
Anima       BEI
 
PlanBleu          avitem
 
Euromediterranee
Région PACA        EDF
 
AeroportMP            Femise