Graftys s’attaque à l’ostéoporoseLa solution au problème de santé publique mondial que constitue l’ostéoporose pourrait bien venir d’Aix en Provence et de la société Graftys qui y a été créée en 2005. Les essais cliniques de son produit vedette sont sur le point de démarrer à l'Hôpital Sainte-Marguerite à Marseille.
FRANCE. La société Graftys qui y a été créée en 2005 va démarrer prochainement les essais cliniques de son futur produit vedette issu d’une technologie combinée préventive des fractures ostéoporotiques : il s’agira d’une injection dans l’os abimé (col du fémur ou vertèbres) d’un ciment en phosphate de calcium synthétique contenant un principe actif à base de bisphosphonate.
Le ciment renforcera immédiatement l’os abimé et libèrera peu à peu le principe actif. Puis progressivement, le ciment se résorbera et laissera la place à l’os reconstitué grâce à l’action du principe actif. Une licence du CNRS
Tout est parti d’une licence de FIST, la cellule de valorisation du CNRS. Trois amis, Jean-Marc Ferrier et Alain Valet, deux anciens dirigeants du groupe Zimmer, leader mondial des prothèses orthopédiques, et Jean-Michel Bouler, professeur à l’université de Nantes et chercheur à l’INSERM spécialisé dans le domaine des substituts osseux synthétiques, se sont associés pour créer Graftys.
« Nous avons voulu préparer la valorisation de cette technologie de FIST. Nous avons présenté un business plan et nous avons obtenu un soutien régional énorme », se souvient Jean-Marc Ferrier, aujourd’hui président de Graftys. Un quatrième homme s’est joint à eux, Aurélien Valet, qui assure la direction générale. Plusieurs années étant nécessaires pour achever le développement du produit, le tester et obtenir les autorisations de mises sur le marché, les quatre hommes ont construit parallèlement une gamme de produits pour assurer le financement du développement de leur projet vedette. Ils ont créé un outil de production et développé des substituts osseux synthétiques : des céramiques et des ciments phosphocalciques injectables. Essais cliniques à l’hôpital Sainte-Marguerite
Aujourd’hui, plusieurs gammes de produits sont marquées CE, ont obtenu l’agrément Food & Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis, et sont commercialisées dans le monde entier.
La montée en puissance devrait être rapide puisque les dirigeants prévoient que le chiffre d’affaires va passer de 322.729 euros en 2008 à 1,5 million en 2009, 2,9 millions en 2010 et 4,8 millions en 2011 avant même la mise sur le marché du produit vedette de l’entreprise. Les essais cliniques de ce dernier vont démarrer en décembre à l’hôpital Sainte-Marguerite à Marseille pour une période de 18 à 24 mois. Pour en arriver là, les quatre créateurs ont mobilisé les aides d’Oséo, de la Région et de l’Agence Nationale Recherche (ANR). Ils ont également fait entrer très tôt dans leur tour de table un business angel qui a pris 15% du capital en apportant 1,5 million d’euros. Puis, en mai dernier, ils ont fait une nouvelle levée de fonds de 3,5 millions auprès de leurs associés historiques, de capitaux risqueurs et de l’investisseur institutionnel Viveris. Les fondateurs ne détiennent plus que 53,6% du capital. Cette opération doit donner les moyens de son développement à l’entreprise jusqu’en 2011, année où elle doit commencer à devenir bénéficiaire, estime Jean-Marc Ferrier. Ceci est un publi-reportage réalisé en partenariat avec le Conseil général des Bouches-du-Rhône. Aliette De Broqua
Lundi 23 Novembre 2009
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