Gouvernement syrien et opposition disent non au plan de la Ligue arabe
Le plan de Nabil al-Arabi ne convient pas à la Syrie (photo Ligue arabe)
SYRIE. Le gouvernement syrien a rejeté fermement, lundi 23 janvier 2012, le plan présenté par la Ligue arabe la veille après une réunion au Caire.
Il faut dire que le cœur du plan consistait en un transfert de pouvoirs du président Bachar al-Assad à son adjoint et à la mise en place, dans les deux mois, d'un gouvernement d'union nationale. Des propositions que ne pouvaient pas accepter le leader syrien. "La Syrie considère ces décisions comme violation flagrante de sa souveraineté nationale et des buts pour lesquels la ligue a été fondée, et une ingérence dans ses affaires intérieures. Nous avons écouté des déclarations provocatrices qui reflètent sa liaison avec les plans qui visent notre peuple au lieu que le conseil ministériel assume ses responsabilités dans l'arrêt du financement et de l'armement des gangs terroristes qui tuent les citoyens syriens innocents, attaque les établissement et les infrastructures gouvernementales et des campagnes médiatiques faussaires" annonce l'agence de presse officielle Sana citant "une source syrienne responsable". Mais le gouvernement syrien n'est pas le seul à balayer ces propositions. L'opposition, via les Comités locaux de coordination (LCC) qui orchestrent la rébellion, a également fait savoir qu'il n'était pas d'accord avec le plan proposé par la Ligue arabe. Un plan jugé à trop long terme et qui donne "un nouveau délai au régime pour poursuivre la répression." La Ligue arabe, qui a décidé de poursuivre la mission de ses observateurs, demande également le soutien de l'ONU dans cette mission. Frédéric Dubessy
Lundi 23 Janvier 2012
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