Gênes et Tianjin fers de lance des échanges italo-chinoisL'Italie et la Chine ont signé un accord de coopération bilatéral visant à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays. Rome va installer une base logistique sur le port de Tianjin. En contrepartie, les chinois pourraient faire de la botte, et notamment de Gênes, la porte d'entrée de leurs produits en Méditerranée.
L'Italie va créer une base logistique sur le port de Tianjin - © DR
ITALIE / CHINE. Le chemin de Gênes à Rotterdam passe par la... Chine.
S’inspirant de l’exemple de Rotterdam qui a créé une base arrière à Shanghai, les autorités italiennes viennent de passer un accord avec leurs homologues de la municipalité autonome de Tianjin (7 millions d’habitants), cité portuaire située à 150 km au sud-est de Pékin, pour y installer une plate-forme logistique. Cette plate-forme regroupera dans un premier temps près de 100.000 mètres carrés d’entrepôts. Elle servira de tête de pont aux entreprises transalpines qui commercent avec l’empire du Milieu, notamment aux TPE et PME qui disposeront sur place d’un outil leur permettant de gérer à moindre frais leur logistique et les formalités administratives, ces dernières relevant le plus souvent du casse-tête... chinois. 40 % du trafic conteneurs Le choix de Tianjin ne doit rien au hasard : cet ancien port franc qui voit passer près de 40 % du trafic de conteneurs chinois est aujourd’hui le principal port de commerce du nord du pays, un rang qui lui vaut d’ailleurs d’être couramment désigné comme le « port de Pékin ». Un statut que les autorités chinoises ont d’ailleurs conforté en lançant au début des années 2000 un vaste plan de développement des infrastructures, programme qui s’est concrétisé en 2008 avec la mise en service d’une ligne de train à grande vitesse entre les deux mégapoles. A Gênes, on suit le projet avec un grand intérêt. Les autorités du premier port italien voient dans cet accord bilatéral une opportunité rêvée pour faire de celui-ci la principale porte d’entrée des produits chinois en Méditerranée, en lieu et place de... Rotterdam. Gênes porte d'entrée du « made in China » ? Le président du port de la capitale ligure, Luigi Merlo espère que cette coopération accélérera l’avancement du « Corridor 24 », projet d’axe ferroviaire trans-européen qui doit relier Gênes à Rotterdam. De son côté, le vice-ministre italien délégué au commerce extérieur, Adolfo Urso envisage déjà la prochaine étape de cette coopération avec la mise en place d’un accord douanier entre Tianjin et Gênes. Le projet impliquera d’intenses négociations. Dans la balance des discussions, la capitale ligure dispose de solides atouts géostratégiques : un trajet plus court d’environ cinq à sept jours depuis la Chine par rapport aux ports du Nord de l’Europe et une proximité avec les marchés émergents de l’Afrique du Nord, terres de conquête du « made in China ». William Allaire
Jeudi 18 Juin 2009
Lu 1921 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||



Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







