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Gaza peut reprendre le chemin du développement selon l'UNRWA


Le camps de réfugiés de Neirab en Syrie, le plus grand camp officiel accueillant les Palestiniens (photo UNRWA)
Le camps de réfugiés de Neirab en Syrie, le plus grand camp officiel accueillant les Palestiniens (photo UNRWA)
TERRITOIRES PALESTINIENS / ISRAËL. S'exprimant lors d'un point presse mardi 30 novembre 2010 à New-York, John Ging a estimé que l'"amélioration de la situation à Gaza doit permettre à la population de reprendre le chemin du développement."

Pour le directeur des opérations de l'Office de secours et des travaux de l'ONU pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA ), grâce à l'allègement depuis juin 2010 du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, " les biens de consommation courante entrent dans la zone par les points de passage légitimes et non plus grâce à l'économie illégale des tunnels, qui s'est par conséquent effondrée de plus de 80%. "

Le chef des opérations de l'UNRWA constate néanmoins que "ces avancées positives réelles ne doivent pas faire oublier la dureté de la vie quotidienne à Gaza, toujours marquée par le fait que 80% des habitants dépendent de l'aide internationale ... les habitants de Gaza ne sont pas des consommateurs potentiels et le secteur privé, florissant avant le blocus grâce à la consommation interne, est aujourd'hui au point mort ".

Il faut passer de l'assistance humanitaire à l'aide au développement économique

John Ging réaffirme que « pour relancer l'activité économique et permettre aux habitants de travailler, l'entrée des biens de consommation et la circulation des personnes entre Gaza, la Cisjordanie, Israël et ailleurs, sont absolument indispensables. »

En accord total avec l'analyse de représentants des pays membres de l'Union européenne s'étant récemment rendus à Gaza, il souligne qu' "il est nécessaire de passer de la fourniture de l'assistance humanitaire, à une aide accrue au développement économique.

L'UNRWA a été créé par l'Assemblée générale de l'ONU le 8 décembre 1949, au lendemain de la première guerre israélo-arabe. Son mandat, qui devait être temporaire, a été constamment renouvelé depuis.

Présente dans cinquante-neuf camps dans la bande de Gaza, en CIsjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, cette agence compte 25 000 salariés dont 99% sont des réfugiés palestiniens occupant des postes d'enseignants, médecins et travailleurs sociaux.


Frédéric Dubessy


Mercredi 1 Décembre 2010



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