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Formation Professionnelle : Les entreprises associées à la gouvernance


Organisations syndicales et patronats s'accordent pour demander l'implication des entreprises en matière de formation professionnelle, pour mieux coller aux besoins du marché. Tour d’horizon de ces nouvelles associations public-privé au Maghreb et au Mashrek.



Une centaine d'experts de la formation professionnelle des pays du Sud de la Méditerranée se sont donnés rendez-vous à Marseille le 18 décembre 2008. (Photo NBC)
Une centaine d'experts de la formation professionnelle des pays du Sud de la Méditerranée se sont donnés rendez-vous à Marseille le 18 décembre 2008. (Photo NBC)
MEDITERRANEE- Pour Driss El Yacoubi, directeur de la coordination pédagogique et du secteur privé au ministère de l’emploi et de la formation professionnelle du Maroc, « il faut rapprocher la formation professionnelle de l’univers des entreprises ».

La Jordanie s'est déjà engagée sur cette voie en nouant des partenariats avec les grands noms de l’industrie automobile mondiale (GM, Mercedes...) pour former ses futurs mécaniciens. Elle poursuit une stratégie similaire dans la construction et le bâtiment: « Nous avons crée un organisme de formation privé pour professionnaliser 200.000 jordaniens dans le domaine de la construction, un secteur jusqu'à présent marqué par un afflux de migrants égyptiens réputés pour leurs qualifications », indique Musa Khalaf, Directeur à l’Unité de planification stratégique et d’élaboration des politiques au ministère du travail en Jordanie.

Les syndicats parties prenantes

La Tunisie mise sur quatre secteurs prioritaires : le BTP, l’électronique/électricité, le tourisme et enfin la construction métallique et de structure. « Dans l'aéronautique, par exemple, nous démarrons une formation professionnelle avant que les industriels ne s’installent », souligne Abdallah Ben Abdallah. « Nous avons trop de diplômés en Tunisie. Ils sont contraints de se réorienter via la formation professionnelle ». Du temps et de l’argent gaspillés… « Des ingénieurs restent au chômage durant six mois avant de trouver un emploi », ajoute l’expert tunisien.

« Dans un contexte d’évolution, de changement des process de travail, les syndicats sont décidés à participer au processus de ressources humaines. Le Maghreb est aujourd'hui confronté au démantèlement de l’accord multifibres qui touche tous les travailleurs du secteur », affirme Abderrazak Bel Hadj Zekri, conseiller à l’Union syndicale des travailleurs d’Algérie, du Maroc et de Lybie. « Cela entraine une évasion de notre main d’œuvre qualifiée ».

Flux migratoires

Mourad Ezzine, responsable du secteur Education pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein de la Banque Mondiale (Photo: NBC)
Mourad Ezzine, responsable du secteur Education pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein de la Banque Mondiale (Photo: NBC)
Cette volonté de mettre en place un système de formation professionnelle adapté aux besoins des entreprises existe également en Roumanie comme l'explique Ion Hoan, représentant du patronat. « Un nouveau mode de gouvernance des systèmes d’éducation est en train de se dessiner entre les secteurs public et privé ».

Le Maroc privilégie lui aussi une approche sectorielle « quasi systématique » dans le domaine de l’automobile, avec par exemple l’accord signé par Renault Nissan à Tanger, mais également dans les secteurs du textile et du tourisme.

« A l’horizon 2050, la Chine perdra 85 millions d’actifs, l’Europe 65 millions, l’Asie du Sud-Est 32 millions, l’Asie centrale 22 millions. Dans le même temps l’Afrique subsaharienne connaîtra un accroissement de 328 millions d’actifs, l’Inde de 68 millions, le Moyen-Orient de 44 millions et le Pacifique de 12 millions », précise Mourad Ezzine, responsable du secteur Education pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein de la Banque Mondiale. Ces chiffres laissent présager, selon lui, de grands flux. « Faut-il subir ces flux où les préparer ? La perte de 65 millions d’actifs en Europe va se traduire par un ralentissement de la croissance dans les pays du Sud », souligne le représentant de la Banque Mondiale ajoutant qu’un des défis consiste à faire tomber les clivages entre enseignement général et formation spécialisée. Et de souligner au passage « qu’aucune université arabe ne figure dans la liste des 500 meilleures universités dans le monde ».




Lundi 29 Décembre 2008



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