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Finmeccanica : bénéfice en hausse de 16% en 2009


Malgré la crise, Finmeccanica a réalisé une excellente année en 2009 - Photo Finmeccanica
Malgré la crise, Finmeccanica a réalisé une excellente année en 2009 - Photo Finmeccanica
ITALIE. Le groupe italien d'aéronautique et de défense Finmeccanica annonce un bénéfice net de 718 M€ en 2009, en progression de 16% et des performances supérieures aux prévisions. Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) ajusté grimpe de 22% à 1,58 md€ tandis que le chiffre d'affaires progresse de 21% à 18,17 mds€. Les commandes croissent également, de 20%, à 21,09 mds€ sur l'année. Le carnet de commandes s'élève désormais à 45,14 mds€, soit deux ans et demi de production.

La division électronique de défense tire le groupe avec un Ebitda ajusté en hausse de 58% à 698 M€, grâce aux excellentes performances de DRS, le groupe américain d'électronique de défense, que Finmeccanica a racheté fin 2008, souligne le PDG Pier Francesco Guarguaglini.

 

Au beau fixe également, Ansaldo Energia, la filiale énergie du groupe, enregistre une croissance de 33% à 162 M€, et le fabricant d’hélicoptère AgustaWestland   voit son résultat progresser de 5% à 371 M€. Seules les divisions spatiale (- 28 % à 47 M€) et aéronautique (- 4% à 241 M€) restent en retrait.


Ouverture du capital d'Ansaldo Energia à l'étude

Pour 2010, le groupe reste prudent, « compte tenu de l'incertitude sur la reprise du système économique ». Ses dirigeants tablent sur un chiffre d'affaires compris entre 17,8 et 18,6 mds€ et à un bénéfice situé entre 1,52 et 1,6 md€.

 

Enfin, sur le plan industriel, Finmeccanica envisage d'ouvrir à un partenaire minoritaire ses activités dans l'énergie.

 


Son directeur général Alessandro Pansa indique que le groupe « conduit des négociations avancées avec certains partenaires à qui céder une part minoritaire de Ansaldo Energia, dans la mesure où cette opération puisse consentir à la société un accès avantageux à d'importants marchés commerciaux », au-delà de son traditionnel marché européen. 

 

« Ce n'est pas le prix mais les perspectives industrielles et de gouvernance qui détermineront notre choix. L'opération se fera si nous y trouvons notre intérêt », a souligné M. Pansa.




William Allaire


Vendredi 5 Mars 2010



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