Fast food libyen
Voilà une nouvelle passée inaperçue de nature à bouleverser la géostratégie des échanges entre les deux rives de la Grande Bleue :
Le comité populaire général libyen - en français "le gouvernement" - vient d’autoriser le fonds Libye Afrique d'investissement à mettre en place un projet d'élevage... d'autruches dans la banlieue de Tripoli. Le site Afrique en ligne qui a révélé l’info nous apprend que le projet sera exécuté "selon les normes et critères adoptés par les spécialistes et vétérinaires dans le domaine" sic, une précision à même de rassurer les amoureux de ce volatile qui, rappelons le, court plus vite qu’Usain Bolt un soir de finale olympique... L’objectif n’est pourtant pas vétérinaire : il s’agit pour le gouvernement, oups, pardon ! - "le comité populaire général" -, "de promouvoir l'économie nationale à travers la contribution dans la réalisation de la sécurité alimentaire du pays" re-sic. En clair, la viande et les oeufs de l’oiseau véloce permettront aux libyens de manger à leur faim... Mais si les experts du fonds d’investissement se sont décidés à placer des billes dans le projet, ce n’est pas uniquement pour des raisons nutritives : Afrique en ligne nous rappelle que l'élevage des autruches est "une activité économique très rentable". La peau, les oeufs et les plumes du sprinter des sables sont, paraît-il, trés demandés "sur les marchés extérieurs"..., comme le gaz et le pétrole qui font depuis des lustres le bonheur de la balance commerciale libyenne. Alors, l’autruche après l’or noir ? Pour l’oiseau cavaleur, ce serait une juste revanche sur le destin : les hydrocarbures sont en effet nettement plus volatil(e)s que lui... William Allaire William Allaire
Samedi 11 Avril 2009
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