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Examen de passage réussi du Maroc auprès de l’OMC

Pour le 4ème Examen de la politique commerciale, l’OMC salue la libéralisation des services menée par le Maroc . L’agriculture, en revanche, demeure très protégée.


L'OMC prône la libéralisation du commerce (DR)
L'OMC prône la libéralisation du commerce (DR)
MAROC. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les réformes économiques et commerciales menées par le Maroc depuis le dernier examen de sa politique commerciale en 2003 ont contribué à la bonne performance globale et à la diversification de son économie.

Le Maroc a ainsi connu un taux moyen annuel de croissance du PIB réel de 4,5% sur la période 2002-2007 et de 5,8% en 2008.

Depuis 2003, le Maroc a poursuivi sa politique de libéralisation au bénéfice du transport aérien, avec l’entrée de plus d’une trentaine de nouvelles compagnies.

Rabat a également permis une concurrence accrue dans le secteur des télécoms et une réforme de l’environnement réglementaire des services bancaires.

Première source de devises du royaume devant les transferts des Marocains résidant à l’étranger, le tourisme connait une évolution positive grâce à la libéralisation du ciel et à la mise en place de mesures incitatives (avantages fiscaux, facilités de financement).

Globalement, le royaume est parvenu à réduire le niveau de sa protection tarifaire moyenne de 13,2 points à 20,2%.

L'agriculture très protégée

Néanmoins, les produits agricoles restent sujets à une imposition plus forte avec 44,5% en moyenne, contre 16,3% pour les produits non agricoles.

L’agriculture, qui joue un rôle clé en termes d’emploi avec près de 40% de la population active, est le secteur le plus protégé avec des taux de droit de douane ad valorem s’élevant jusqu’à 254 et 304% pour la viande notamment. Elle reste largement subventionnée.

Par ailleurs, malgré plusieurs projets de loi, les investisseurs étrangers ne sont toujours pas autorisés à acquérir des propriétés agricoles.

La location reste compliquée en raison de la multiplicité des statuts fonciers et l’immatriculation de moins de 40% de la surface agricole utile.

L’organisation basée à Genève relève que le contrôle des prix touche encore certains produits comme la farine de blé, le sucre, les produits énergétiques, les services de base, les produits et services de santé.

L’exploitation des phosphates reste un monopole d’Etat, malgré la politique d’attraction des investisseurs étrangers pour leur valorisation sous forme d’engrais.


Christelle Marot, à CASABLANCA


Mercredi 1 Juillet 2009



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