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Ennahada joue la carte de la modération




Rached Ghannouchi, leader d'Ennahda. Photo DR
Rached Ghannouchi, leader d'Ennahda. Photo DR

TUNISIE. Les résultats définitifs de l'élection devraient confirmer la victoire du parti islamiste "Ennahdha " . Il remporterait 40% des sièges, le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) du Dr Moncef Marzouki arrivant second et Al Aridha populaire troisième.

Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a jugé «naturel» que son parti dirige le prochain gouvernement. Il propose au poste de premier ministre son numéro deux, Hamadi Jebali. Ce cofondateur d'Ennahda originaire de Sousse est considéré comme un modéré. Cet ancien journaliste a passé 16 ans dans les geôles de l'ancien président Ben Ali.

Rached Ghannouchi veut rassembler autour de lui « une grande alliance nationale qui aboutira à un gouvernement démocratique réunissant tous ceux qui ont milité contre Ben Ali» affirme-t-il. Les discussions ont déjà commencé. Il semble que le CPR dirigé par Moncef Marzouki soit prêt à entrer dans l'alliance proposée, tout comme le parti de gauche Ettakatol, présidé par Mustapha Ben Jaafar.

Rached Ghannouchi tente de convaincre les laïcs, les institutions internationales, les gouvernements occidentaux et les investisseurs étrangers de sa volonté de promouvoir la démocratie en Tunisie, sur le modèle du parti islamique en place en Turquie depuis plus de dix ans. En gage de bonne volonté, il semble prêt à favoriser l’accession à la présidence de la république par intérim d'un de ses adversaires électoraux et en faire ainsi un allié. Mustapha Ben Jaafar, chef du parti Ettakatol, s'est déjà porté candidat. Un second nom circule, celui de Moncef Marzouki.

Avec 40% des voix, Ennahda devient le premier parti tunisien, mais ne dispose pas d'une majorité absolue et doit donc composer. Il pèsera dans l'élaboration de la future constitution tunisienne, mais devra tenir compte de l'avis de ses alliés. La nouvelle République tunisienne devrait donc tourner la page de la dictature sans ouvrir celle de la charia. L’islam restera en revanche la religion officielle de la Tunisie. Les discussions pourraient être plus compliquées sur d'autres sujets sensibles comme la décentralisation ou encore le code du statut personnel qui par exemple interdit en Tunisie la répudiation et la polygamie, autorise le mariage et le divorce civils, l'avortement.
 



Gérard Tur


Mercredi 26 Octobre 2011



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