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Enfin un nouveau gouvernement au Liban, dirigé par Saad Hariri




Le président libanais, Michel Sleimane, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri. (DR)
Le président libanais, Michel Sleimane, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri. (DR)
LIBAN. Cinq mois après la tenue des élections législatives, le 7 juin 2009, le Liban est finalement parvenu à se doter d'un nouveau gouvernement. Dirigé par Saad Hariri, le fils de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, assassiné le 14 février 2005, ce gouvernement rassemble toutes les composantes politiques libanaises.

Après des mois de tractations et de débats, le leader du mouvement du 14 mars, Saad Hariri, a finalement pu présenter la composition de son gouvernement au président de la République libanaise, Michel Sleimane, dans la soirée du lundi 9 novembre.

La nouvelle équipe du gouvernement d'union nationale, comporte finalement 15 ministres rattachés au bloc de la majorité de Saad Hariri et dix autres ministres issus de l'opposition. Cinq autres ministres ont été proposés par le président de la République.

"Le gouvernement de concorde nationale est finalement né", s'est satisfait Saad Hariri, soulignant qu'une page s'est tournée, après des mois de discorde entre majorité et opposition.
 

Le déblocage dépendait des relations syro-saoudiennes

Selon les observateurs de la vie politique libanaise, la situation s'est débloquée ces dernières semaines avec l'amélioration des relations entre la Syrie et l'Arabie saoudite, qui soutiennent respectivement l'opposition et la majorité.

Au final, Saad Hariri dirigera un gouvernement sans réelle majorité, tandis que l'opposition ne pourra pas avoir de droit de veto. La composition du gouvernement s'est avérée être un vrai casse-tête, car toutes les confessions religieuses doivent être représentées en son sein, tout comme les partis.

Le nouveau Premier ministre conserve dans le giron de son parti le ministère des Finances, qui est attribué à Raya Haffar el-Hassan, une proche de Saad Hariri, qui aura la lourde tâche de s'attaquer à la réduction de la dette publique libanaise, estimée au montant faramineux de 50mds$ (33,33mds€).

Mohammad Safadi reste à son poste au ministère de l'Economie et du commerce, tandis que Boutros Harb, un chrétien affilié au 14 mars, est nommé ministre du Travail.

Leviers de l'économie pour l'opposition

Le leader du Bloc de la Réforme et du Changement, le chrétien Michel Aoun. (tayyar.org)
Le leader du Bloc de la Réforme et du Changement, le chrétien Michel Aoun. (tayyar.org)
L'opposition, composée du CPL du chrétien Michel Aoun, du mouvement chiite Amal de Nabih Berry et du Hezbollah, remporte quant à elle, quelques portefeuilles clés pour l'économie.

Gebran Bassil, auparavant ministre des Télécoms, se voit confier le ministère de l'Energie et des ressources hydrauliques. Il est remplacé à son poste par l'économiste Charbel Nahas, qui reprend donc la charge des Télécoms.

Le ministère de l'Industrie ; a été, lui, attribué à un nouveau venu au gouvernement, l'arménien-orthodoxe Abraham Dadayan et le ministère du Tourisme à Fadi Abboud, qui était, jusqu'à présent, président de l'Association des industriels libanais.

Le ministère de l'Agriculture revient quant à lui au député hezbollahi Hussein Hajj Hassan, un nouveau venu.

Le mouvement Amal conserve le ministère des Affaires étrangères et des Emigrés, mais change de tête, avec la nomination d'Ali Chami.

Une administration à moderniser

Quant au chef de l'Etat, qui a pu désigner cinq ministres, il a décidé de garder à leurs postes Elias Murr, qui conserve le ministère de la Défense, et Ziad Baroud, qui reste ministre de l'Intérieur. Les trois autres portefeuilles sont des ministères d'Etat.

Avant de commencer à travailler pleinement, le nouveau cabinet ministériel va devoir encore s'atteler à l'élaboration d'une déclaration de politique générale, qui devra être soumise au vote de confiance du Parlement libanais. Ce qui ne devrait pas, a priori, poser de problème.

En attendant, Saad Hariri s'est engagé à "travailler dur". Dans son premier discours de chef du gouvernement, il a dit vouloir s'attaquer à de nombreux chantiers, dont la relance de l'économie, la lutte contre la corruption, le traitement de la dette publique et la modernisation de l'administration.


Jenny Saleh, à BEYROUTH


Mardi 10 Novembre 2009



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