En pleine tourmente, la Jordanie se dote d'un gouvernement pluraliste
Rania, à côté de son mari le roi Abdallah II, est au centre de toutes les critiques (photo site de la reine Rania)
JORDANIE. Maarouf Bakhit, nouveau premier ministre jordanien, a formé mercredi 9 février 2011 un nouveau gouvernement fort de vingt-six ministres.
Le pays est en proie à de nombreuses marches et les manifestants réclament des réformes rapides. Le 2 février 2011, le roi Abdallah II a limogé Samir Rifai (lire : La Jordanie change de gouvernement) pour le remplacer par Maarouf Bakhit en lui demandant de calmer par des réformes politiques et économiques ses sujets de plus en plus véhéments. Les grandes tribus jordaniennes, proche de la royauté, ont critiqué vertement la reine Rania mercredi 9 février 2011 en l'accusant de corruption. Dans un communiqué signé par trente-six personnalités de ces tribus, ils demandent au roi Abdallah d'"ordonner la récupération par le Trésor des terres et des fermes enregistrées au nom de la famille Yassine (ndlr : famille de la reine Rania) alors qu'elles sont la propriété du peuple jordanien." Voici 48 heures, ces Bedouins avaient menacé le Roi d'émeutes comme en Tunisie et en Egypte s'il n'entamait pas rapidement un programme de réformes. Selon une déclaration à l'AFP, un de ses membres aurait indiqué "nous continuons à être loyaux au trône hachémite, mais nous estimons que le roi Abdallah doit mettre fin aux abus de son épouse et de sa famille sinon le trône sera en danger." Le nouveau gouvernement compte un islamiste Pour tenir compte des critiques, le nouveau gouvernement s'ouvre à cinq personnalités proches de la gauche : Hussein Mjalli (Justice) Mazen Saket (Développement politique), Tarek Massarweh (Culture), Samir Habachneh (Agriculture) et un journaliste Taher Adwan. Ce dernier est rédacteur en chef du quotidien indépendant al-Arab al Yom et devient ministre de l'Iformation. Le nouveau gouvernement compte même un islamiste indépendant, Abdel Rahim Akour, ancien adjoint du chef des Fréres musulmans, qui prend le portefeuille des Affaires religieuses. Cette nomination intervient alors que le FAI (Front de l'Action Islamique) avait refusé d'entrer dans le gouvernement. Un centriste vient aussi assurer la pluralité dans cette équipe, Hazem Kashouh qui va s'occuper des Affaires municipales. Deux femmes (contre trois dans le précédent) entrent également au gouvernement au Tourisme (Haifa Abou Ghazaleh) et au Développement social (Salwa al-Damen). Le chef du programme nucléaire Khaled Toukan est nommé à l'Energie. Seuls cinq ministres sortant conservent leur poste (Intérieur, Affaires étrangères, Eau, Plan et Finances). Lire aussi : La crise politique se poursuit en Jordanie
Frédéric Dubessy
Mercredi 9 Février 2011
Lu 2470 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||


Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







