Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée

            partager partager

En Tunisie, construire des routes pour développer l’économie




D’importants investissements sont engagés pour développer le réseau routier afin de désenclaver les régions intérieures et décongestionner les villes côtières.



L'autoroute A1 entre Tunis et Sfax (photo F.Dubessy)
L'autoroute A1 entre Tunis et Sfax (photo F.Dubessy)
TUNISIE. Enjeu majeur de rééquilibrage des territoires et de désenclavement régional, le développement des infrastructures tunisiennes retient l’attention des financeurs internationaux.

La Banque européenne d’investissement (BEI) vient ainsi de signer un prêt-cadre de 150 millions d’euros pour la modernisation des routes du pays : il permettra de décongestionner le trafic au sud de Tunis, à Sfax ou à Nabeul, en modernisant des voies structurantes.

Plus tôt, en juillet 2015, la Banque mondiale accordait un prêt de 181M€ pour la remise en état de tronçons routiers. 146 kilomètres de voies sur trois axes situés dans certaines des régions les moins développées de la Tunisie sont concernés par les travaux : les routes Sousse-Kairouan de la côte au centre du pays, Siliana-El Fahs au nord et Zaghouan-Jebel El Oust, près de Tunis.

En janvier 2016, le ministère de l’Equipement tunisien lançait un appel d’offres international pour la réalisation de onze ponts à travers le pays, pour un montant total de 22M€. Un appel lancé dans le cadre d’un programme plus vaste de la Banque africaine de développement, visant à moderniser l’infrastructure routière de base sur le continent.

L'autoroute transmaghrébine dans le viseur

Si les infrastructures sont considérées comme essentielles pour le développement économique et social de l’ensemble de la Tunisie, elles le sont d’autant plus pour l’économie du transport qui, en 2013, représentait 7,3 % du PIB, selon une note du ministère français de l’Economie. Avec un réseau d'environ 22 000 km de routes, dont près de 75 % bitumées et 400 km d'autoroutes reliant la capitale, le transport routier concentre 85 % du transport terrestre de marchandises et 95 % du transport de voyageur.

De nombreux projets, souvent imaginés avant 2011, restent d’actualité. Ils sont évoqués par le plan de développement du quinquennat 2016-2020 en cours de finalisation qui prévoit d’allouer 3,5Mds€ aux projets routiers dont 600M€ pour la construction d’autoroutes, 620M€ pour les routes déjà aménagées, 360M€ pour les projets d’infrastructures du Grand Tunis, 330M€ pour les travaux d’entretien ou 200M€ pour la construction de pistes rurales.

En outre, les liaisons avec l’Algérie et la Libye voisines, insuffisantes pour permettre le développement des échanges commerciaux en Afrique du Nord, devraient bénéficier de travaux, dans le cadre du projet plus vaste de l'autoroute transmaghrébine. D’une longueur d’environ 2 500 km, cet axe doit relier les principales grandes villes des cinq pays d’Afrique du Nord, de Nouakchott, en Mauritanie, à Tripoli.

Ce projet d’autoroute qui desservirait à terme une cinquante de villes, soit 50M d’habitants, pâtit des tensions politiques et économiques entre les pays traversés.  Le coût de la construction de la partie tunisienne de l’autoroute transmaghrébine est évalué à 1Md€. 



English version

En partenariat avec la BEI


 


Jeudi 25 Février 2016




Lu 1315 fois


Les articles qui devraient vous intéresser
< >















Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA