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Le pavé dans la mare... nostrum
Hallalipar Willam AllaireEt couic ! Exit le bacon. Qu’une chaîne française de restauration véloce se préoccupe du taux de cholestérol de ses clients, et c’est aussitôt l’hallali. Certains voyant dans cette mesure une manœuvre marketing à connotation communautariste (ou l’inverse...), l’atmosphère tourne vite à la quasi burger civile. Aussitôt, des édiles qui n’avaient probablement jamais croqué de leur vie un burger nappé de bacon montent au front, dénonçant le tour de cochon discriminatoire d’une entreprise privée. Et le couic de Quick accouche d’un grand couac... Cette poussée de cholestérol est étonnante. Car de l’autre côté des Alpes, un restaurateur véloce made in USA a décidé de caresser la fibre patriotique de la clientèle en lançant le burger 100 % made in Italy. Désormais, dans toutes ses échoppes à l’enseigne sang et or le consommateur peut déguster un burger à base de denrées certifiées prodotte in Italia : viande, huile d'olive, parmiggiano reggiano, bresaola, farine de blé saraceno, oignons de Calabre, artichauts romains, etc. Cette démarche patriotique pas non plus dénuée d’arrière-pensées marketing a même été adoubée par le ministre de l’agriculture himself, Luca Zaia, membre de la très tolérante Ligue du Nord et fervent adversaire des OGM et des restaurants « ethniques ». Au grand dam des amoureux de la cuisine transalpine qui vivent ce soutien officiel comme une trahison de l’identité italienne. La morale de cette mauvaise cuisine : difficile de mettre tout le monde d’accord autour de la table. D’autant que la discrimination gagne du terrain : samedi dernier, une pizzeria a refusé de me servir un couscous.
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Embraer veut installer une partie de ses activités au Moyen-Orient
BRÉSIL / MOYEN-ORIENT. Le troisième constructeur mondial d'aéronautique, le Brésilien Embraer, projette d'installer un entrepôt de pièces de rechange au Moyen-Orient pour desservir plus efficacement quatre compagnies aériennes de la région. La Jordanie est dans la course.
José Luis Molina, vice-président du groupe pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, a expliqué depuis Amman, que cet entrepôt servirait d'abord à la Royal Jordanian, ainsi qu'à Egyptair, Saudia airlines et Nasair, qui détiennent des appareils Embraer, ainsi qu'aux propriétaires de jets privés Embraer, nombreux dans les pays du Golfe notamment. Quant à l'emplacement de ce futur entrepôt, rien n'est encore décidé. Plusieurs villes de la région sont candidates pour accueillir Embraer. De l'aveu de M. Molina, il pourrait être tout aussi bien installé à Amman, qu'à Abou Dhabi, Doha, Bahreïn ou Dubaï. Amman concurrencée par les pays du Golfe
Jusqu'à présent, les compagnies aériennes et propriétaires privés d'appareils Embraer devaient se rendre en France, à l'aéroport du Bourget, pour accéder aux pièces de rechange.
Embraer devrait décider de l'emplacement de son entrepôt au cours du premier semestre 2010. Pour tenter peut-être de convaincre le constructeur d'opter pour Amman, le PDG de la Royal Jordanian a annoncé que sa compagnie se doterait de deux nouveaux appareils Embraer, d'ici deux à trois ans. Mais la Jordanie va devoir affronter des concurrents de taille, les pays du Golfe, dont Dubaï ou Abou Dhabi étant très friands des jets privés fournis par Embraer. Jeudi 12 Novembre 2009
Jenny Saleh, à BEYROUTH
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