Doha dit non à l'interdiction de la pêche du thon rouge
La pêche du thon rouge ne sera pas interdite (photo DR)
MONDE. L'Union européenne et les Etats-Unis n'auront pas été entendus. La réunion de Doha du jeudi 18 mars 2010 a finalement renoncé à interdire la pêche du thon rouge.
Cette espèce en voie de disparition et fort prisée notamment des Japonais qui l'utilise dans leurs sushis, était au centre des discussions de la conférence de la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (CITES). Mais, par 68 voix contre 20, les pays réunis au Qatar ont décidé de ne pas protéger cette variété de thonidés et donc de continuer à autoriser sa pêche. Alors qu'ils se félicitent de cette nouvelle inattendue, les pêcheurs devront eux-même décider comment assurer la protection des ressources tout en préservant leur métier. Leur Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat), aurait déjà réduit les quotas de pêche du thon rouge de 32 000 à 13 500 tonnes en dix ans. Organisation de pêche inter-gouvernementale, l'Iccat a pour rôle de gérer les stocks en Atlantique Est et dans les mers adjacentes donc la Méditerranée, un territoire maritime qui représente 90% du stock mondial de thon rouge. En février 2010, la France s’est déjà prononcée pour une interdiction (dans dix-huit mois !) tout comme la Principauté de Monaco. L’Italie est également favorable à une interdiction mais pendant un an seulement. L'Espagne, la Grèce, Chypre et Malte y sont par contre totalement opposés. Lire aussi : La Commission européenne proposera lundi 22 février 2010 une interdiction de la pêche du thon rouge La France interdit la pêche au thon rouge...dans 18 mois Frédéric Dubessy
Vendredi 19 Mars 2010
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