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DiafrikInvest veut flécher l'argent des expatriés vers des investissements productifs


Anima Investment Network a lancé le programme européen DiafrikInvest pour impliquer les expatriés les plus performants dans le développement de leur pays d'origine.



Six partenaires porteront DiafrikInvest : Anima Investment Network, l'Agence pour la Coopération Internationale et le développement local en Méditerranée, l'Association pour le Développement de l'Enseignement et des Recherches, Start-up Maroc, la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie, le Centre des jeunes dirigeants du Sénégal et Am Be Koun (photo : GT)
Six partenaires porteront DiafrikInvest : Anima Investment Network, l'Agence pour la Coopération Internationale et le développement local en Méditerranée, l'Association pour le Développement de l'Enseignement et des Recherches, Start-up Maroc, la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie, le Centre des jeunes dirigeants du Sénégal et Am Be Koun (photo : GT)
AFRIQUE / EUROPE. Anima Investment Network a lancé le 15 février 2017 à la Villa Méditerranée, à Marseille, le programme Diafrikinvest. Il mobilise une enveloppe de 2,2 M€ sur trois ans, financée à 90% par l'Union européenne. Ce programme coordonné par Anima réunit six partenaires, l'Agence pour la Coopération Internationale et le développement local en Méditerranée (ACIM), l'Association pour le Développement de l'Enseignement et des Recherches (ADER), Start-up Maroc, la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), le Centre des jeunes dirigeants du Sénégal (CJD Sénégal) et Am Be Koun.
 
L'Agence Marocaine de Développement des Investissements (AMDI) a rejoint le programme en qualité d'associé. « Nous discutons actuellement avec d''autres structures qui devraient nous rejoindre », se félicite Emmanuel Noutary, directeur d'Anima.
 
DiafrikInvest s'adresse aux expatriés de la Tunisie, du Maroc et du Sénégal. Il leur propose un accompagnement pour les aider à investir dans leurs pays d'origine et s'inscrit dans la suite logique de différentes initiatives visant à valoriser le capital humain et financier des diasporas. 10% des Tunisiens et des Marocains vivent hors des frontières de leur pays. Les transferts de fonds des migrants représentent trois fois l'aide publique au développement. « La majorité des chercheurs marocains vivent à l'étranger », note Ilyas Azzioui, administrateur de Start-up Maroc.

Chercher des "hauts talents"

« Nous allons créer des offres de services pérennes afin que les autorités du Sénégal, du Maroc et de la Tunisie s'en emparent quand le programme arrivera à son terme » précise Emmanuel Noutary, directeur d'Anima (photo : GT)
« Nous allons créer des offres de services pérennes afin que les autorités du Sénégal, du Maroc et de la Tunisie s'en emparent quand le programme arrivera à son terme » précise Emmanuel Noutary, directeur d'Anima (photo : GT)
DiafrikInvest cible les secteurs de l'environnement, des green tech, de la santé, de l'éducation, de l'agriculture et de l'alimentaire. « Nous allons identifier des hauts talents présents en Europe, au minimum une quinzaine pour chacun des trois pays concernés », précise Emmanuel Noutary. « Nous mettrons ces banquiers, dirigeants d'entreprise, cadres supérieurs, en contact avec leurs régions d'origine. Nous allons créer des offres de services pérennes afin que les autorités du Sénégal, du Maroc et de la Tunisie s'en emparent quand le programme arrivera à son terme ». Il prévoit de faire bénéficier une cinquantaine de chefs d'entreprises du sud de l'expérience des « hauts talents » sélectionnés en Europe.  

DiafrikInvest va également accompagner cinquante entrepreneurs expatriés pour leur donner accès à des experts, du coaching, des business tour, des financeurs. Avec comme objectif de leur permettre de créer une activité, et donc de l'emploi, dans leur pays d'origine. « Nous allons leur donner l'occasion de s'impliquer dans le développement de leur pays, de co-investir avec un entrepreneur local », affirme Aurélien Baudouin, chef de projet chez Anima.
 
« Le public que nous ciblons a besoin d'un accompagnement », prévient Ilyas Azzioui. Car un chef d'entreprise marocain qui a réussi en France, qui vit en France, ne connaît pas la culture du business du Maroc, ne possède pas de réseaux sur place. »
« Il faut leur réapprendre leur pays », confirme Christian Apothéloz, président de l'Acim. « Il est également essentiel qu'ils bénéficient d'un bon accueil, sans quoi ils continueront de faire des affaires dans le pays où ils ont réussi
 
Younes Dirhoussi, consul général du Maroc, considère l'immigration « comme l'une des questions les plus importantes des prochaines années, avec l'eau et l'environnement. Quand nous voyons ce que se passe aux États-Unis avec l'élection de Donald Trump et en Europe avec la montée des extrêmes droites, nous pouvons être inquiets. L'Afrique doit stabiliser sa population. Des initiatives comme DiafrikInvest peuvent y contribuer


Gérard Tur


Jeudi 16 Février 2017



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