Conforama se développe en Europe du Sud et convoite le MarocL'enseigne française spécialisée dans le meuble s'engage dans un nouveau développement, en France, en Italie et en Espagne. Son PDG Thierry Guibert regarde également du côté du Maroc où il devrait ouvrir d'ici trois ans un premier magasin.
Thierry Guibert, PDG de Conforama, vise le sud de l'Europe et le Maroc (photo F.Dubessy)
FRANCE / MÉDITERRANÉE. Conforama (3,16 mds€ de chiffre d'affaires en 2008 et 14 700 salariés) reprend son développement. Aucun nouveau magasin n'avait vu le jour en France depuis deux ans et voilà que l'enseigne spécialisée dans le meuble et la décoration vient d'inaugurer ce 10 septembre 2009 à Marseille une unité de 3 000 m².
C'est le premier intra-muros de la cité phocéenne, alors que son agglomération en compte trois dont le dernier en date, celui d'Aubagne, avait ouvert voici tout de même vingt-sept ans. La nouvelle implantation marque en fait une véritable stratégie de reconquête du territoire. "Nous réalisons aujourd'hui entre 35 et 40 M€ de chiffre d'affaires sur l'aire métropolitaine marseillaise. Nous pouvons aller au delà de 50 M€ " confie Thierry Guibert, PDG de Conforama. Arrivé à la tête de l'enseigne du groupe français PPR (dont les marques Fnac, Conforama, Puma...20,2 mds€ de chiffre d'affaires en 2008) voici un an, il espère s'imposer avec son nouveau concept, implanté à Marseille, reposant sur quatre univers : jour, nuit, cuisine et déco. Le magasin d'Aubagne lui, se prépare également à une extension qui sera, sans doute, accompagnée d'un transfert. Un nouveau format de 500 à 800 m² en préparation
Pour accélérer ce développement, Conforama va lancer un nouveau format (500 à 800 m² de surface de vente), sous l'enseigne Confo Deco, tourné davantage vers la déco.
Ce concept verra le jour prochainement dans les zones à fort trafic comme les centres commerciaux et les centres-villes avec comme premières cibles Paris, Lyon et Marseille. "L'achat de gros meubles est de plus en plus souvent complété par des achats d'impulsion d'articles de décoration. D'autant plus que notre clientèle se féminise de plus en plus" souligne Thierry Guibert. D'ici trois ans, le parc de la région Provence Alpes Côte d'Azur (Paca), qui représente 10 à 15% du chiffre d'affaires France, devrait compter vingt magasins contre quatorze actuellement. "Cette région a une capacité de croissance très importante" assure le pdg de Conforama. Le développement en Italie va reprendre
Conforama va ouvrir de nouveau des magasins en Italie, Ici Varese (photo Conforama)
Les relais de croissance de l'enseigne ne s'arrêteront pas à l'hexagone. L'Europe du Sud est aussi inscrite sur le tableau de marche.
L'Italie, où le marché du meuble représente 14 mds€ contre seulement 10 Mds€ en France, devrait se ressaisir après une baisse de ventes de 20% au premier trimestre 2009. "L'Italien change sa cuisine tous les dix ans, le Français tous les dix-huit ans" se rassure Thierry Guibert. La botte italienne ne compte plus que quinze Conforama après la fermeture de quatre d'entre eux en décembre 2008. Des magasins "peu rentables à long terme" selon la direction. "Nous remettons l'Italie sur les rails en la réorganisant. Depuis huit mois, les résultats ont été très probants. Nous avons en Italie un potentiel de cinquante magasins d'ici cinq ans. Nous cherchons actuellement des emplacements et le développement reprendra d'ici un an " dévoile le Pdg. Conforama au Maroc dans moins de trois ans
Du côté de la péninsule ibérique, Conforama compte vingt magasins en Espagne et au Portugal, deux pays réunis depuis peu dans une même filiale. "Là aussi, nous remettons à plat le concept avec des résultats très intéressants. L'Espagne reste très touchée sur le meuble et sur le blanc (ndlr : appareils électroménagers) mais nous sentons qu'elle a la capacité à rebondir très vite" note Thierry Guibert.
Deux unités, celles de Valence et d'Alicante, subiront un lifting complet d'ici la fin de l'année 2009. Et, l'enseigne va ouvrir de nouveaux magasins à Barcelone et Madrid. Autre zone convoitée, le Maghreb. "Nous n'y sommes pas encore mais ce sera la prochaine zone géographique où nous irons" assure Thierry Guibert. Evoquant l'"énorme potentiel au Maroc où Conforama bénéficie, sans y être implanté, d'une grande notoriété", il livre sa stratégie pour ce pays en exclusivité à econostrum. "Nous avons déjà été approchés et de toute façon, nous irons au Maroc avec un partenaire local qui connait bien le marché. Nos implantations se feront en priorité à Casablanca, Rabat et Marrakech, des villes où les classes moyennes se développent très vite." Les premiers Conforama marocains verront le jour d'ici deux à trois ans. Le presque voisin tunisien ne laisse pas insensible aussi le PDG. "Ce pays reste petit en terme de marché et demeure moins mature que le Maroc. Ce qui ne veut pas dire que nous n'irons pas !" Lire aussi : Conforama plie boutique(s) en Italie Frédéric Dubessy
Mardi 15 Septembre 2009
Lu 6327 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||



Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







