Concombre et lumière
Les Espagnols n’avaient pas besoin de ça.
Alors que leur économie bat de l’aile, voilà que les Allemands se prennent une sévère turista pour avoir, soi-disant, abusé de cucurbitacées andalouses.
Dès l’alerte donnée, l’Europe se met aussitôt à la diète sans concombre... menaçant derechef de mettre sur la paille les producteurs de cucurbitacées de France, de Navarre et d’Andalousie...
Après analyses, les Diafoirus de la mer du Nord révisent leurs diagnostics : le concombre ibère n’est pour rien dans les problèmes de transit des Allemands. La bactérie viendrait du transport. A l’heure où nous rédigeons ces lignes, l’origine n’est pas encore identifiée. Seule certitude : l’ombre encombrante du concombre plane désormais sur les relations germano-espagnoles. Dédouanés de toute responsabilité, les Ibères craignent désormais que cette crise sanitaire n’aggrave encore le déficit de leur balance commerciale. Une menace qui, par ricochet, risque de creuser leur dette... et, par un étrange paradoxe, d’inciter les banquiers de Francfort à les mettre à leur tour au régime sec. Un spectre que les Andalous comme les Castillans refusent d’envisager. « Plutôt manger des légumes bouillis, des concombres surtout, que d’être les dindons de la farce », protestent-ils. Dindons de la farce ? En espagnol, on dit : « cucurbitaxés ». William Allaire
Jeudi 2 Juin 2011
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Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
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