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Cap Vert Énergie veut se développer à l'international




Cap Vert Énergie conçoit, finance et exploite des centrales de production d'énergie renouvelable. Elle a multiplié son chiffre d'affaires par 2,5 en 2016.



Centrale de Canteranne. Photo Cap Vert Energie MColin.
Centrale de Canteranne. Photo Cap Vert Energie MColin.
« Nous produisons de l'énergie renouvelable, d'origine photovoltaïque et par méthanisation » . Directeur du développement de Cap Vert Énergie, Pierre de Froidefond a fondé la société en 2009 avec Christophe Caille et Hervé Lucas. « Nous sommes très complémentaires » assure Pierre de Froidefond. « Christophe Caille s'occupe du financement des projets, Hervé Lucas de la construction et de l'exploitation des centrales, et moi du développement ».
 
Avec 60 salariés, Cap Vert Énergie génère en aujourd'hui 14,3 M € de chiffre d'affaires (5,8 M€ en 2015) et espère dépasser 18 M€ en 2017. Le solaire représente 80% de son activité. « Les projets de méthanisation demandent une longue maturation. Mais ils vont progressivement monter en charge. D’ici 2022, nous prévoyons de multiplier par plus de 10 notre capacité de production d’énergies renouvelables, pour dépasser les 800 MW » poursuit Pierre de Froidefond. La société a embauché 12 personnes en 2016 et procédera à 15 recrutements en 2017.
 
Implanté à Marseille, Cap Vert Énergie travaille sur le développement, la conception, le financement, et l’exploitation de centrales de production d'énergie renouvelable. La SAS (société anonyme simplifiée) se différencie de ses concurrents en misant sur la vente directe de l'énergie aux entreprises et aux collectivités. « Ce n'était jusqu'à présent pas possible en France » explique Pierre de Froidefond. « Mais la législation évolue et notre pays passe progressivement d'une énergie centralisée à une énergie décentralisée. Nous préférons un modèle d'économie circulaire, avec des financements participatifs, à une course à la taille ».
 
Cap Vert Énergie trouve ses clients dans les secteurs de l'industrie minière et agroalimentaire, de l'agriculture, du tourisme,  « et d'une façon plus générale chez tous les gros consommateurs d'électricité » ajoute Pierre de Froidefond.

Développement en Afrique et en Amérique

Cap Vert Energie gère ses sites de production depuis Marseille. Photo Cap Vert Energie.
Cap Vert Energie gère ses sites de production depuis Marseille. Photo Cap Vert Energie.
Pour financer son développement Cap Vert Énergie a levé 6,8 M€ en juillet 2015, puis 12 M€ en juin 2016. En mars 2017, elle a racheté Mont Blanc, une société qui développe treize projets de centrales solaires posées sur les toits de bâtiments agricoles. Les croissances externes devraient représenter 50% de la progression de l'activité pour les années à venir.

Cap Vert Énergie cible l'international. Après le Sénégal en 2014, elle a signé en octobre 2015 un contrat avec IBITEK-Group pour l'implantation d'une centrale solaire à Casablanca. L'accord lui donne accès à une dizaine de projets d’hybridation solaire/diesel allant de 1 à 15 MW. Il prévoit la construction d'une centrale photovoltaïque à Casablanca et la revente d'une partie de l'électricité sur vingt ans. Mais le dossier a pris du retard et reste pour l'instant en stand-by.
 
Cap Vert Énergie possède une filiale au Chili depuis 2015 et une autre aux États-Unis depuis 2016. Pour l'instant, Cap Vert Énergie réalise 100% de son chiffre d'affaires en France, mais l'international devrait représenter 50 % de son activité en 2022. « Nous cherchons des partenaires locaux sur lesquels nous appuyer. Le pays doit être ensoleillé, ouvert à la fourniture directe d'énergie et stable » souligne Pierre de Froidefond.
 
Cap Vert Énergie fonctionne sur un modèle de holding. Chacun des sites de production du groupe, une centaine actuellement, possède une personnalité juridique. Leurs besoins d'investissements sont couverts à 80% par des financements bancaires, projet par projet. La holding possède également des filiales opérationnelles qui agissent comme prestataires de services pour les centrales de production.


En partenariat avec la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
 

Gérard Tur

Vendredi 28 Avril 2017




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Gérard Tur

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Roland Lombardi, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil