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CIS décroche un nouveau marché en Algérie

La PME marseillaise présente dans 29 pays sur 121 sites d'opérations affiche un carnet de commandes jamais atteint avec des contrats majeurs signés depuis le début de l'année.


Régis Arnoux, le président et fondateur de CIS
Régis Arnoux, le président et fondateur de CIS
ALGERIE. CIS, l’hôtelier de l’extrême, se renforce en Algérie. Il vient en effet de signer avec Sonatrach un contrat de 3,5 millions de dollars. Celui-ci s’ajoute aux 31 millions de dollars déjà obtenus dans ce pays. L’entreprise marseillaise profite à plein de l’acquisition en 2006 de la société algérienne Cieptal. Ce nouveau marché s’ajoute à un carnet de commande déjà bien garni avec les 300 millions de dollars engrangés le 30 septembre 2008.

La PME, qui a triplé de taille depuis 2004, profite des cours des matières premières historiquement élevés même si certaines sont en repli depuis quelques mois. Son marché, la gestion des bases-vies des grands chantiers des pétroliers ou des groupes miniers dans les contrées les plus reculées et les plus hostiles, est très dynamique. Et il le reste, en dépit de la crise actuelle, affirme Régis Arnoux, le président de l’entreprise : "Aucun chantier n’est remis en cause et les négociations continuent sans aucune perturbation ni interruption", indique-t-il. "Notre dynamique commerciale n’est pas ralentie, elle s’accélère plutôt !", ajoute-t-il.

Un contrat record en Nouvelle-Calédonie

Outre ce dernier contrat en Algérie, CIS a signé avec le consortium XStrata-SMPS le plus gros marché qu’il n’ait jamais remporté, un contrat de 90 millions de dollars en Nouvelle Calédonie. La PME assurera pendant 37 mois le gîte, le couvert et toute sorte de services aux 5000 à 7000 personnes qui vont travailler sur le chantier de la construction des infrastructures nécessaires à l’exploitation de la plus importante mine de nickel au monde. "C’est une très grande victoire pour nous car nous nous implantons dans un pays où nous n’étions pas présents face à Sodexho, qui était dans ce pays depuis une quinzaine d’année, et à Compass", souligne Régis Arnoux.

CIS a également signé avec l’américain Bechtel un marché de 72 millions de dollars en Guinée Conakry où il gèrera pendant 35 mois la base vie du chantier des infrastructures d’une mine d’aluminium. Régis Arnoux escompte un fort développement dans ce pays longtemps fermé à tout investissement étranger.

Une visibilité jusqu'en 2012

Du coup, le secteur des mines pèsera en 2009 près d’un tiers de l’activité de CIS, contre 11% auparavant, tandis que le secteur pétrole et gaz verra sa part diminuer.

Régis Arnoux reste donc serein : "Notre carnet de commande nous donne une visibilité jusqu’en 2012. Et nous fonctionnons à contre-courant, les investissements dans les secteurs pétrolier, para pétrolier ou minier se décidant parfois 25 ans à l’avance." Il affiche même l’espoir d’atteindre pls rapidement que prévu l’objectif d’un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, initialement annoncé pour 2011.

Au premier semestre 2008, l’entreprise a enregistré une progression de 18% de son chiffre d’affaires et de 22% de son résultat net. En 2007, elle avait affiché un chiffre d’affaires de 119 millions d’euros (+28%) et un résultat net de 8,8 millions (+19%).


Aliette de Broqua


Mercredi 22 Octobre 2008



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