Bouteflika annonce des réformes politiquesALGERIE. Des réformes politiques seront prochainement engagées par les autorités algériennes a annoncé le président Bouteflika dans un discours à la nation. Elles concernent la révision de la constitution, du procesus électoral, la constitution des partis politiques et des associations... Le chef de l’Etat a par ailleurs affirmé que la nouvelle loi sur l'information inclurait la dépénalisation du délit de presse.
ALGERIE. Le président Abdelaziz Bouteflika a prononcé le 15 avril 2011 un discours télévisé très attendu du fait du contexte international marqué par le vent de révolte qui submerge le monde arabe, mais aussi par le développement sans précédent, en Algérie même, d’un mouvement de contestation sociale.
C’est un président affaibli physiquement qui s’est adressé à la nation. Bouteflika a commencé par rappeler le contexte de guerre civile dans lequel il est arrivé au pouvoir et la nécessité, à l’époque, de rétablir la paix puis la réconciliation entre Algériens. Considérant que ces objectifs politiques avaient été atteints, il a expliqué que l’étape suivante consistait à « dépasser les séquelles de la destruction et à rattraper les retards accumulés ». L’accent fut alors mis, selon Bouteflika, sur le développement «d’infrastructures de base et d’équipements socio-économiques» : routes et autoroutes, logements… Le président considère que les deux programmes réalisés lors de ses deux premiers mandats et le troisième en cours ont permis à l’Algérie de résorber le chômage et de renouer «avec ses principes de justice sociale et de solidarité nationale»… Le tout sur fond de remboursement anticipé de la dette extérieure. Les trois constantes de la diplomatie algérienne
Abordant la situation actuelle dans le monde arabe, Bouteflika a souligné que «l’Algérie réaffirme son attachement à la souveraineté des pays frères et à leur unité, son rejet de toute ingérence étrangère et son respect de la décision de chaque peuple découlant de sa souveraineté nationale.»
Il s’agissait là, incontestablement, d’une réponse indirecte aux accusations d’envoi de mercenaires algériens aux côtés des forces de Kaddafi en Libye, accusations proférées contre les autorités algériennes par certains milieux de l’opposition libyenne. Pour la justice sociale et le développement économique
Après avoir rappelé la panoplie de mesures prises ces dernières semaines par les pouvoirs publics en faveur de l’emploi, de l’habitat, de l’investissement productif ou de soutien aux prix des produits alimentaires de base, le président s’est dit convaincu «que de nouvelles demandes seront exprimées. Des demandes qui nous devrons prendre en charge…»
Ne niant pas l’existence de «fléaux sociaux tels la corruption, le népotisme et le gaspillage», Bouteflika a soutenu que l’Algérie pourrait en venir à bout grâce à «la participation de toutes les catégories de la population.» Il a annoncé par ailleurs le lancement d’une vaste concertation avec les entrepreneurs publics et privés en vue de la mise à niveau et de la promotion de l’entreprise algérienne. Enfin, il a demandé au gouvernement de libérer les initiatives en faveur de l’entreprise et d'instaurer «un climat propice aux affaires et à l’investissement.» Annonce de mesures politiques et révision de la constitution
Le président Bouteflika a annoncé plusieurs réformes politiques allant vers plus de démocratie, mais il est resté assez vague quant à leur contenu. Au moment où le nouveau Code communal et de wilaya fait l’objet de profonds amendements à l’Assemblée populaire nationale (APN), le président a souligné que «le rôle des différentes assemblées élues» devrait être revu.
Il a déclaré son intention d’interpeler le parlement afin de réviser la loi électorale, la loi sur les partis politiques et la question de «la représentation des femmes au sein des assemblées élues». La loi sur les associations devrait également être revue afin de créer des «espaces d’intermédiation et de médiation entre les citoyens et les pouvoirs publics.» Enfin Bouteflika a appelé les institutions et administrations à aider les ligues des droits de l’homme. Rejetant la tenue d'une Assemblée constituante, il a annoncé la mise en place « d’une commission constitutionnelle, à laquelle participeront les courants politiques agissants et des experts en droit constitutionnel.» Les résultats de ses travaux seront soumis à l’approbation du parlement ou à la convocation par référendum du corps électoral. Il a affirmé son intention de dépénaliser le délit de presse et promis le lancement de chaînes thématiques spécialisées et ouvertes à toutes les opinions. Toutes ces mesures doivent être mises en place avant les prochaines élections législatives du printemps 2012. Amal Belkessam, à ALGER
Samedi 16 Avril 2011
Lu 1716 fois
Commentaires
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||



Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







