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Blocage de l'accord de pêche avec l'UE, le Maroc riposte


Taib Fassi Fihri, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération (portail MAEC)
Taib Fassi Fihri, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération (portail MAEC)
MAROC. MAROC. Les députés européens ont bloqué, mercredi 14 décembre 2011,  la prolongation de l'accord de pêche avec le Maroc. Le royaume exiger des bateaux de pêche opérant dans le cadre de l'accord de quitter sous peu les "eaux nationales".

Les vingt-sept Etats européens ont prolongé d'un an, le 12 juillet 2011, l'accord de pêche permettant aux quelque cent-vingt bateaux de pêche de l'UE d’opérer dans les eaux du Maroc. L'UE versait en contrepartie 36,1 M€ (400 M de dirhams) annuels.

Le ministère marocain des Affaires étrangères demandait aux "bateaux opérant dans le cadre de cet accord de pêche de quitter les eaux territoriales nationales ce mercredi avant minuit".

"La décision du Parlement européen marque un développement regrettable, aux conséquences sérieuses sur l’avenir de la coopération entre le Maroc et l’UE en matière de pêche" précisait le ministère. 


Astrid Jousset


Jeudi 15 Décembre 2011



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Commentaires

1.Posté par EL KHETTAB le 15/12/2011 10:00
Je suis d'accord avec la riposte marocaine, car les députés européens n'ont toujours rien compris à la donne du MAROC CHERIFIEN qui défend depuis plus de 35 ans son DROIT ? Derrière l'UE, la CHINE attend impatiemment de prendre leur place et ça ne tardera pas à se concrétiser.
Nous verrons également comment ces européens règleront leurs problèmes, notamment avec les espagnols gros consommateurs de poissons ?
Ce que les marocains attendent des accords de pêche avec l'Europe, ce n'est pas leur apport en argent mais seulement la possibilité d'offrir des postes de travail aux jeune pêcheurs marocains qui sortent des écoles des métiers de la mer que le MAROC a créé pour accompagner cette activité.
Donc en un mot, les marocains n'ont besoin de personne pour les aider, ils savent le faire eux-mêmes à travers leurs savoir-faire, les désirs de démocratisation, la défense des droits de l'homme, le rôle de la femme dans toutes les filières du pays, l'aspiration pour tous à un avenir meilleur pour tous.

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2.Posté par Farid Mnebhi le 15/12/2011 13:37
Réaction énergique et souveraine du Maroc au rejet des accords de pêche par le parlement européen

Contre toute attente, les députés européens ont rejeté le 14 décembre 2011 l’accord de pêche entre l’Union Européenne et le Maroc un accord pourtant avalisé par les États européens en juillet dernier.

A noter que cet accord permettait à quelque 120 bateaux de pêche battant pavillon de 11 pays européens de pêcher dans les eaux territoriales marocaines. En échange le Maroc recevait une compensation d’environ 31 millions d’euros et les redevances payées par les armateurs en fonction de captures.

En réaction à ce rejet, Rabat a pris une décision souveraine celle d’inviter tous les navires de pêche européens à quitter immédiatement ses eaux territoriales.

Ceci étant posé, quelles conséquences pour les pays européens et pour le Maroc ?

Pour le Maroc, rien. Il suffira au gouvernement marocain de négocier et redistribuer les licences de pêche avec des pays grands consommateurs des produits de la mer. Je pense notamment au Japon, la Chine, l’Inde, la Corée, Singapour, l’Indonésie, le Pakistan et la Russie. Ils se feront un plaisir de sauter sur l’occasion pour obtenir ces licences rejetées par les parlementaires européens.

Quant aux pays européens, les conséquences sont fortement graves.

En effet, imaginez le nombre de bateaux à quai, ceux des marins-pêcheurs au chômage et donc ceux des familles qui se retrouvent du jour au lendemain sans revenus.

En dehors de ces conséquences directes, il y en a d’autres qui sont collatérales et plus nombreuses.

1/ augmentation vertigineuse du prix du poisson. Le panier de la ménagère, déjà malmené, en prendra un sale coup,

2/ diminution des activités industrielles liées aux produits de la mer avec un risque élevé de dégraissage de personnel,

3/ baisse des revenus pour les brasseries espagnoles et portugaises en raison d’une perte de clientèle pour manque de tapas. Un risque de fermeture de ces bars très prisés par les espagnols, les portugais et les touristes est à craindre, avec à la clé de nouveaux chômeurs.

Face à ce risque de majeur de désordre économique, l’Espagne a sollicité en urgence une compensation financière à l’Union Européenne pour les dommages que va subir la flotte de pêche espagnole.



En conclusion, la réaction ferme et souveraine du Maroc est une réponse cinglante aux députés européens et la démonstration claire et nette que l’intégrité territoriale marocaine n’est pas négociable et qu’il n’y aura jamais de marchandage sur cette question.

Dans ce dossier de la pêche le Maroc n’est pas perdant, ni économiquement, ni politiquement, ni diplomatiquement.

Les marocains seront certainement heureux de voir le prix du poisson baisser et d’accueillir des sociétés de pêches asiatiques. D’ailleurs, il y a quelques années, le parlement européen avait pris une même décision. Mal lui en pris, il a du revenir dare-dare sur sa décision et Rabat avait accordé les licences de pêche.

Imaginons un seul instant, que le gouvernement marocain refuse cette fois d’accorder ces mêmes licences et de tourner le dos aux demandes du Parlement Européen ? Les armateurs, les pêcheurs, les professionnels du tourisme et de l’industrie liés à cette activité européens devraient se rendre au Parlement Européens pour protester et défendre leurs intérêts.

En vous demandant de bien vouloir publier et diffuser ce papier. Une réponse par courriel serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi

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