Bachar el-Assad assure que la Syrie est "stable"
Bachar el-Assad ne croit pas à une contagion des évènements tunisiens et égyptiens en Syrie (photo DR)
SYRIE. Alors que le reste du monde arabe craint la contagion tunisienne, le président syrien assure dans une interview au Wall Street Journal parue lundi 31 janvier 2011, que son pays est "stable, bien qu'il passe par des conditions plus difficiles que celles de l'Egypte, qui reçoit une aide financière des Etats-Unis alors que la Syrie est sous embargo". Il explique cette stabilité par le fait que le pouvoir reste proche du peuple.
Si la Jordanie, le Yémen ou l'Algérie et bien sûr l'Egypte sont la proie de manifestations, pour l'heure, rien à signaler en Syrie. Et son dirigeant, Bachar el-Assad ne semble pas être particulièrement inquiet d'une possible contagion dans son pays. S'il se refuse à commenter les récents événements en Tunisie et en Egypte, Bachar el-Assad déclare également que les dirigeants de la région doivent "poursuivre le changement au niveau de l'Etat et des institutions" et lance l'appel suivant "Vous devez progresser vous-même et améliorer la société. C'est le sujet le plus important. La véritable réforme est de savoir comment ouvrir une société et entamer le dialogue". Assad estime par ailleurs que le Moyen-Orient est "malade". "Une eau stagnante attire la pollution et les microbes, et parce que vous avez eu cette stagnation pendant des décennies (...), nous sommes infestés par les microbes", juge-t-il. Bachar el-Assad est arrivé au pouvoir en juillet 2000 après la mort de son père Hafez el-Assad, qui avait lui-même gouverné d'une main de fer la Syrie pendant trente ans. La Syrie est régulièrement la proie des critiques concernant, notamment, les droits de l'homme et la liberté d'expression. Lire l'interview du Wall Street Journal: Syria Strongman: Time for 'Reform' Interview with president Bashar al-Assad Jenny Saleh, à BEYROUTH
Lundi 31 Janvier 2011
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Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
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