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Le pavé dans la mare... nostrum
Hallalipar Willam AllaireEt couic ! Exit le bacon. Qu’une chaîne française de restauration véloce se préoccupe du taux de cholestérol de ses clients, et c’est aussitôt l’hallali. Certains voyant dans cette mesure une manœuvre marketing à connotation communautariste (ou l’inverse...), l’atmosphère tourne vite à la quasi burger civile. Aussitôt, des édiles qui n’avaient probablement jamais croqué de leur vie un burger nappé de bacon montent au front, dénonçant le tour de cochon discriminatoire d’une entreprise privée. Et le couic de Quick accouche d’un grand couac... Cette poussée de cholestérol est étonnante. Car de l’autre côté des Alpes, un restaurateur véloce made in USA a décidé de caresser la fibre patriotique de la clientèle en lançant le burger 100 % made in Italy. Désormais, dans toutes ses échoppes à l’enseigne sang et or le consommateur peut déguster un burger à base de denrées certifiées prodotte in Italia : viande, huile d'olive, parmiggiano reggiano, bresaola, farine de blé saraceno, oignons de Calabre, artichauts romains, etc. Cette démarche patriotique pas non plus dénuée d’arrière-pensées marketing a même été adoubée par le ministre de l’agriculture himself, Luca Zaia, membre de la très tolérante Ligue du Nord et fervent adversaire des OGM et des restaurants « ethniques ». Au grand dam des amoureux de la cuisine transalpine qui vivent ce soutien officiel comme une trahison de l’identité italienne. La morale de cette mauvaise cuisine : difficile de mettre tout le monde d’accord autour de la table. D’autant que la discrimination gagne du terrain : samedi dernier, une pizzeria a refusé de me servir un couscous.
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Au Maroc, un budget 2010 très orienté investissements publicsAu Maroc, le projet de loi de Finances 2010 prévoit un déficit budgétaire de 4% du PIB. Les investissements publics devraient croître de 20,4%.
Le port de Tanger Med, l'une des priorité du budget 2010 (photo TMSA)
MAROC. Adoptée à la majorité par la Chambre des Représentants, la première partie du projet de loi de Finances 2010 pour le Maroc prévoit un déficit budgétaire de 4% du PIB l’année prochaine, contre 2,7% en 2009. Le total des ressources de l'Etat se monte à 264 mdsMAD. Les charges s'établissant à 277 mdsMAD.
Le ministère de l’Economie et des Finances table sur une croissance de 3,5% (5,3% en 2009) et un taux d’inflation quasi constant de 2%, avec l’hypothèse d’un baril de pétrole à 75$. En particulier, le budget 2010 inscrit une hausse de 20,4% des dépenses d’investissements publics à 162,6 mdsMAD (environ 14,32 mds€). Des dépenses consacrées notamment à la poursuite des travaux d’infrastructures : routes, autoroutes, renforcement de la capacité portuaire (Tanger Med II, Nador West Med, Tarfaya, Sidi Ifni et Dakhla), lancement des travaux de réalisation de la ligne TGV. Dans le cadre du Pacte national pour l’émergence industrielle, huit plateformes industrielles intégrées, sur un total de 16 programmées, seront lancées dans la construction automobile (Kénitra), l’offshoring (Tétouan et Fès), l’aéronautique (Nouaceur), l’énergie (Oujda), l’agroalimentaire (Meknès et Berkane) et la pêche maritime (Agadir). In fine, l’objectif est la constitution de pôles régionaux de développement. 40 mdsMAD tirés des privatisations en 2010
Le montant des investissements réalisés par les établissements publics devrait dépasser les 111 mdsMAD (+30,7%). Pour le groupe Caisse de Dépôt et de Gestion, en particulier, l’augmentation est spectaculaire : de 3,3 mdsMAD en 2009 (environ 290 M€), ce montant devrait atteindre 24 mdsMAD en 2010 (environ 2 mds€) et 32 milliards en 2011 (environ 2,8 mds€).
De leur côté, les recettes totales devraient quasiment stagner autour de 168,9 mdsMAD (14,8 mds€) ; les recettes fiscales totalisant 148,6 mdsMAD, en baisse de 4,7%. Le budget 2010 prévoit 40 mdsMAD (environ 3,5 mds€) provenant des privatisations. Mardi 24 Novembre 2009
Christelle Marot, à CASABLANCA
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