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Artur Mas remporte les élections en Catalogne

Lors des élections parlementaires catalanes du 28 novembre 2010, le parti CiU (Convergencia i Union) remporte 62 sièges sur 135. Une majorité qui va permettre au nouveau président Artur Mas de gouverner confortablement la région autonome espagnole.


Artur Mas, nouveau président de la Generalitat (photo DR)
Artur Mas, nouveau président de la Generalitat (photo DR)
ESPAGNE. Les élections du 28 novembre 2010 marquent la fin d'un gouvernement d'alliance en Catalogne : depuis 2006, le socialiste José Montilla (PSC-PSOE ) présidait la région autonome avec l'appui des partis Esquerra Republicana (ER ) et Iniciativa per Catalunya (ICV ). Une alliance tripartite qui a avait empêché le parti de centre droite CiU (Convergencia i Union ) d'accéder au pouvoir de la Generalitat de Catalunya, malgré la victoire de son leader Artur Mas, il y a quatre ans.


 

Cette fois-ci, CiU s'est assuré une large victoire en remportant 62 sièges (sur les 135 que compte le parlement), ce qui permettra à Artur Mas de s'assoir dans le fauteuil de la présidence dans quelques jours. Le parti catalaniste arrive loin devant le PSC (28 sièges), et va ainsi pouvoir gouverner sans avoir besoin de passer des alliances stratégiques.
 


 

Ces élections révèlent le net recul des partis de gauche, et représentent pour beaucoup un test avant les élections nationales de 2012. En gagnant quatre sièges dans une région autonome qui ne lui est traditionnellement pas très favorable, le Partido Popular enregistre ainsi le meilleur résultat de son histoire en Catalogne. Le principal parti d'opposition espagnol profite sensiblement en Catalogne du mécontentement général contre la rigueur imposée dans toute l'Espagne par le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero.
 


 

La tendance est d'autant plus notable que le taux de participation atteint près de 60% pour ces élections Catalanes; ce qui dénote une bonne mobilisation des électeurs, malgré une campagne électorale assez terne, dont on retient surtout les « dérapages » de certains candidats : le représentant de ER Joan Puigcercós affirmant que « même dieu ne paye pas ses impôts en Andalousie », ou la candidate du PP Alicia Sanchez Camacho transformée en Lara Croft dans un jeu vidéo de propagande électorale où elle « éliminait les immigrés clandestins ». 



Sans doute à court d'arguments politiques, le Parti Socialiste Catalan a de son côté appelé à la mobilisation à travers un film où le vote se transforme en orgasme, ce qui aura eu au moins pour vertu d'égayer un peu la campagne (voir ici la vidéo : « Votar es un plaer » ).



 

Loin de ces excentricités, les électeurs Catalans ont finalement privilégié une alternance démocratique classique en donnant le pouvoir à CiU, dans une assemblée où le parti d'extrême droite Plataforma Per Catalunya ne parvient pas à obtenir le moindre siège. Seule véritable nouveauté au sein de l'assemblée : l'arrivée de quatre représentants du parti indépendantiste Solidaritat Catalana per la Independència (SI ), créé par l'ancien président du Barça Joan Laporta qui, en passant du foot à la politique, donne surtout l'impression de changer un business pour un autre.



Francis Mateo, à BARCELONE


Lundi 29 Novembre 2010



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Commentaires

1.Posté par Sabatés le 28/12/2010 15:48
Joan Laporta de "Solidaritat Catalana" va nous donner l'indépendance, la Catalogne est une nation. Voir l'histoire !

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