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Artea livre le premier bureau à énergie positive à Aix-en-Provence


Artea parie sur les immeubles éco-performants. Le promoteur parisien vient de livrer son premier immeuble de bureaux à énergie positive à Aix-en-Provence. Un prototype qu'il compte rapidement décliner sur toute la façade méditerranéenne.



Le Prisme, premier immeuble de bureaux à énergie positive inauguré le 7 juillet 2009 à Aix-en-Provence
Le Prisme, premier immeuble de bureaux à énergie positive inauguré le 7 juillet 2009 à Aix-en-Provence

FRANCE. La vague de l’éco-construction gagne l’immobilier tertiaire. La foncière Artea (Paris) a inauguré ce 7 juillet 2009 l’un des premiers immeubles de bureaux à énergie positive* de la façade méditerranéenne.


Cet ensemble de 1.800 m2 dessiné par l’architecte Jean-Michel Wilmotte est situé au coeur du pôle d’activités d’Aix-en-Provence, dans le sud-est de la France.


La vocation écologique de ce bâtiment de deux étages se détecte en découvrant sa façade sud, partiellement recouverte de capteurs photovoltaïques.


Le reste du dispositif est plus discret. Invisible depuis le sol, la toiture-terrasse de l’édifice est ainsi tapissée de panneaux solaires.


Celle-ci affiche une légère inclinaison (de 5 %) vers le sud afin d’optimiser le rendement de cette mini centrale capable de produire 75.000 KWh/an, « soit la consommation en énergie de 36 logements », énonce fièrement, Philippe Baudry, président d’Artea, promoteur et investisseur du programme. 


Intégré dès la conception du projet, ce dispositif permet en outre au promoteur de bénéficier d’un tarif de revente du KW/h à EDF plus élevé qu’avec un système ajouté a posteriori (0,57 €/KWh contre 0,32 € KW/h).


Basse consommation

La quête de la performance énergétique ne se limite pas à la production électrique. « On a essayé de traquer les moindres solutions pour limiter la consommation en énergie », explique M. Baudry.


L’immeuble est ainsi dépourvu d’interrupteur, l’allumage des lampes - basse-consommation - s’effectuant grâce à des détecteurs de présence. Les couloirs sont dotés d’un éclairage par LED, dix fois moins gourmand que les bonnes vieilles ampoules à incandescence.


La façade ouest du bâtiment est abritée par des bambous qui font office de pare soleil naturel.


Enfin, l’immeuble est doté d’un système de ventilation double flux qui permet de recycler l’air ambiant. « Couramment employé en région parisienne, ce dispositif offre une climatisation naturelle en demi-saison », indique le promoteur. 


Réduire l'empreinte écologique

Une centrale solaire installée sur la toiture permettant de produire 75.000 KWh/an d'électricité
Une centrale solaire installée sur la toiture permettant de produire 75.000 KWh/an d'électricité

L’addition de tous ces procédés autorise l’immeuble à afficher le label « Très Haute Performance Energétique » (TPHE), certificat écologique qui garantit que sa consommation énergétique est 30 % moins élevée que celle d’un immeuble traditionnel.



« Dans cinq ans, ce niveau de performance sera obligatoire. On anticipe simplement sur la réglementation tout en répondant à la demande de la clientèle, de plus en exigeante sur les enjeux environnementaux », précise M. Baudry.



Cette ambition a évidemment un coût : « Ce type d’immeuble revient environ 30 % plus cher qu’un immeuble classique », avance le promoteur.



Le prix du mètre carré coûte entre 1.300 et 1.400 euros contre 1.000 à 1.100 euros. Ce différentiel n’est pourtant pas répercuté sur l’utilisateur puisque les locaux sont loués « au prix moyen du secteur aixois, soit 145 €/m2 ». 


Une dizaine de projets en cours dans le Grand Sud

La formule ? Artea a créé une filiale - Artesol - qui a pour ambition de développer un portefeuille d’installations solaires intégrées au bâtiment. « L’objectif, c’est de produire 3 MWh/an d’ici 2012 », indique M. Baudry.



Pour atteindre ce chiffre, la foncière et sa filiale fait feu de tout bois.



Les deux sociétés réalisent actuellement une dizaine d’opérations similaires dans le sud de la France.



Début juin, elles ont posé à Montpellier la première pierre du nouveau siège de la direction régionale de France Télécom.



L’immeuble, d’une surface de 8.500 m2, sera lui aussi à énergie positive.



Cet été, Artea livrera deux nouveaux immeubles éco-performants de respectivement 2.000 et 1.200 m2 à Meyreuil, près d’Aix-en-Provence.



A moyen terme, d’autres projets devraient sortir de terre à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Aix et Nice...



* Un immeuble est dit « à énergie positive » lorsqu’il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.






Mercredi 8 Juillet 2009



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