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Alors que l’Italie est sous la neige, Alitalia sort du brouillard...

Les intempéries ont perturbé la vie dans le nord du pays. Elles ont également retardé une rencontre entre MM. Berlusconi et Bossi sur le dossier Alitalia. Au programme de ce rendez-vous : l’entrée d’Air France-KLM au capital de la compagnie transalpine.


Milan sous la neige... (photo DR)
Milan sous la neige... (photo DR)
ITALIE. L’épisode neigeux n’a pas épargné le nord de l’Italie. Les 30 centimètres de poudreuse tombés dans la nuit de mardi à mercredi ont entraîné la paralysie des principales agglomérations. Milan et Turin se sont réveillées sous un épais manteau blanc, tout comme Gênes, moins habituée aux températures polaires.

Dans toutes les villes, les écoles sont restées fermées et les réseaux de transports urbains ont subi de sérieuses perturbations.

Les aéroports de Casele (Turin), Malpensa & Linate (Milan) ont été fermés toute la matinée de mercredi, quand Christophe Colomb (Gênes) voyait plusieurs vols annulés ou retardés.
Sur les rails, la situation n’était guère meilleure. La glace apparue sur les caténaires durant la nuit a contraint la compagnie ferroviaire nationale (Ferrovie dello Stato) à déclencher son "plan neige" qui prévoyait des restrictions de circulation et une limitation de la vitesse des trains.

Des flocons sur le mariage Alitalia/Air France-KLM

La nouvelle Alitalia doit prendre son envol le 13 janvier (photo DR)
La nouvelle Alitalia doit prendre son envol le 13 janvier (photo DR)
Les rigueurs de l’hiver ont également bousculé le calendrier politique. La rencontre entre Silvio Berlusconi et Umberto Bossi, le leader populiste de la Ligue du Nord, au sujet de l’entrée d’un partenaire industriel au capital de la nouvelle Alitalia a été repoussée à jeudi.

Ce rendez-vous s’annonce tendu : à une semaine du décollage officiel de la compagnie nationale privatisée (CAI-Alitalia), ses nouveaux dirigeants se disent proches d’un accord avec Air France-KLM.

Ce mercredi, son président, Roberto Colaninno, et son administrateur délégué, Rocco Sabelli ont d’ailleurs exposé les modalités de ce partenariat à Gianni Letta, proche collaborateur de Silvio Berlusconi à la présidence du conseil.

Fidèle à son plan de vol du printemps 2008, Air France-KLM est partante pour convoler avec son homologue transalpine, à une condition: que celle-ci accepte de regrouper ses vols internationaux sur la plate-forme romaine de Fiumicino.

Le transporteur franco-néerlandais doit tenir un conseil d'administration vendredi sur l'achat éventuel d'une participation dans la compagnie italienne. Air France-KLM devrait rentrer environ à hauteur de 25 % du capital d'Alitalia, en misant 300 M€.

Désaccord d'Umberto Bossi

Longtemps rétif à ce projet, M. Berlusconi semble s’y être rallié. Au grand dam des responsables de la Ligue du Nord qui considèrent ce changement de pied comme un reniement : cette réorganisation risque en effet de se traduire par le démantèlement du hub de Malpensa. "Une stupidité !", a hurlé M. Bossi ce mercredi face à des journalistes, martelant sa préférence pour un rapprochement d’Alitalia avec Lufthansa.

Les échos de ce coup de gueule d’un des ses ministres (M. Bossi est ministre pour les Réformes et pour le Fédéralisme) n’ont pas ébranlé le président du conseil: "Lufthansa? Elle ne s’est jamais manifesté, ni physiquement, ni avec une offre", a rétorqué M. Berlusconi. Les retrouvailles entre les deux hommes promettent d’être animées...

Lire aussi : Alitalia : fumée blanche pour Air France-KLM

ET Alitalia : Air France-KLM dit \"si\"


William Allaire


Mercredi 7 Janvier 2009



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